Sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux

Apocalypse 8/10

Le troisième ange sonna de la trompette. Et il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau; et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux. 11Le nom de cette étoile est Absinthe; et le tiers des eaux fut changé en absinthe, et beaucoup d’hommes moururent par les eaux, parce qu’elles étaient devenues amères.»

 

En France et depuis 2011, il n’existe PLUS AUCUN secteur hydrographique (cours d’eau ou nappe) non pollué.

INDICATEURS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE TERRITORIAUX

Extrait de l’indicateur de développement durable territorial du ministère de la Transition Écologique et Solidaire [1]:

«Sur les 176 secteurs hydrographiques que le réseau de surveillance permet de caractériser en France métropolitaine, 63 présentent une concentration moyenne supérieure à 0,5 µg/l, dont 4 dépassent 2 µg/l. Certains secteurs présentent des points de mesure aux concentrations moyennes supérieures à 5 µg/l, seuil réglementaire de potabilisation. Ils sont situés dans les zones de grande culture : bassin parisien, sud-ouest, nord de la France. Le reste du territoire, montre une contamination généralisée des nappes, même si elle reste majoritairement faible, avec des concentrations inférieures à 0,1 µg/l, respectant les normes de qualité DCE.»

Légende : Au-delà du seuil de 5 µg/l, l’eau est réglementairement impropre à la fabrication d’eau potable et au-delà du seuil de 0,5 µg/l, elle est impropre à la consommation humaine.

«Les substances actives des pesticides et les molécules issues de leur dégradation, appelées métabolites, sont susceptibles de se retrouver dans les différents compartiments de l’environnement (air, sol, eaux, sédiments, etc.) ainsi que dans les aliments. Même si elles ont initialement un rôle de protection des cultures, elles présentent in fine, par leur migration dans les différents milieux, des dangers plus ou moins importants pour l’homme et les écosystèmes, avec un impact immédiat ou à long terme. »

Dans le livre de l’Apocalypse, un certain nombre de catastrophes sont décrites en relation avec la fin des temps, au moyen d’images et de tableaux dépeints dans des termes qui étaient ceux du premier siècle.

 

Apocalypse 8/10

Le troisième ange sonna de la trompette. Et il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau; et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux. 11Le nom de cette étoile est Absinthe; et le tiers des eaux fut changé en absinthe, et beaucoup d’hommes moururent par les eaux, parce qu’elles étaient devenues amères.»

 

Nous ne pouvons pas nous lancer dans l’interprétation du nom « Absinthe » ou sur le niveau de vraisemblance qu’une étoile tombe du ciel dans les fleuves et rivières (comment cibler un tiers ?) — sans provoquer de catastrophe écologique généralisée. Mais nous pouvons concentrer notre attention sur le simple fait que les eaux des fleuves et des rivières (ainsi que les mers) deviennent soudainement empoisonnées et que la probabilité d’un tel phénomène était inimaginable au premier siècle de notre ère. Et ce qui est extraordinaire, c’est que nous vivons à l’époque où le chose se déroule devant nos yeux, selon un mode opératoire totalement imprévisible, mais pourtant bien réel.

Ce qui est important dans ce texte d’Apoc. 8, ce ne sont pas les détails ou les moyens (une étoile qui tombe du ciel), mais les faits : la terre est atteinte, d’abord les habitants de la terre (un ulcère), puis les mers (la destruction progressive des espèces), les fleuves et les cours d’eaux (progressivement impropres à la consommation), le soleil (dont le rayonnement devient nocif), le trône de la Bête, l’Euphrate, et enfin : l’air qu’on respire lui-même (Apocalypse 16/1 à 7).

Une étude parue le 20 octobre 2017 dans la revue britannique The Lancet montre que la pollution a tué 9 millions de personnes en 2015. « Trois fois plus de morts que le sida, la tuberculose et le paludisme réunis, et 15 fois plus que ceux causés par les guerres et toutes les autres formes de violence ». La progressivité des processus nous habituent à leur existence, qui se banalise.

Une relecture des coupes de la colère

La prophétie du livre de l’Apocalypse nous parle des coupes de la colère de Dieu, et pourtant nous constatons aujourd’hui que la dégradation généralisée qui frappe les eaux (mais également l’air) porte la marque de la responsabilité de l’homme. Le malheur vient de l’homme. Parce que ce qu’un homme a semé, il le moissonne obligatoirement.

Malgré des tentatives de désinformation continuelles (des climato-sceptiques), l’évidence s’impose de plus en plus aux yeux des populations en terme de désordres écologiques. Le temps est encore aux bavardages, aux commentaires, et aux contestations, mais lorsque les preuves s’accumuleront au point de devenir des drames, alors les discours changeront fatalement.

Les choses peuvent-elles s’arranger ? On ne peut que l’espérer. Mais que dit la prophétie, celle qui prends corps sous nos yeux, à propos de la suite des évènements ? Les hommes reviennent-ils de leurs œuvres mauvaises, et cessent-ils de détruire la terre (Apocalypse 11/18)? Hélas : récoltant ce qu’ils ont semé, ils blasphèment le Dieu du ciel (Apoc. 16/11 et 21).

Peut-être que nous nous sommes trompés dans l’interprétation des choses : l’apocalypse, ce n’est pas Dieu qui frappe la terre, mais c’est l’humanité qui est emportée par sa folie, dans un élan mortel que rien ne peut arrêter. L’augmentation de la corruption de l’humanité-sans-Dieu est symétrique avec l’augmentation de la dégradation des éléments naturels. Ce sont deux signes qui sont liés.

Irréversibilité

Ceux qui possèdent une large vue d’ensemble sur la combinaison des phénomènes en action sont ceux qui sont le plus convaincus de leur irréversibilité. Combien de temps se passera-t-il avant que des catastrophes naturelles majeures se produisent ? Leur fréquence est malheureusement supposée augmenter, ainsi que leur intensité : c’est ce qu’annoncent les experts du climat, et en cela, ils s’accordent avec les prophéties bibliques. Jésus dit que ce sera comme les douleurs d’une femme qui enfante (Matthieu 24/8): des contractions d’abord espacées, puis se rapprochant, de plus en plus fortes, avec une augmentation de la souffrance, jusqu’à la délivrance finale.

Encouragement

Le constat de ces choses, leur mise en perspective, est certes affligeant, mais doivent ouvrir les yeux. Il ne doit pas provoquer de dépit, de fatalisme ou de découragement. Ce n’est pas d’un appel à  se protéger ou se cacher. L’épouse de Christ se prépare (Apoc. 19/7), elle n’est pas inactive ! Le peuple «assis dans les ténèbres» (Es. 9/2 et Mat. 4/16) a désespérément besoin de voir une grande lumière, c’est pourquoi nous ne devons pas mettre la nôtre sous le boisseau. Les disciples de Christ sont la lumière du monde (Mat. 5/14).

L’annonce de l’évangile doit continuer et contenir une mesure de gravité, parce que le contexte l’impose de plus en plus. Le message de Jean-Baptiste était plein de gravité : les gens comprenaient en l’écoutant qu’il allait se passer quelque chose de grave, d’important, et qu’ils devaient s’y préparer. Le Seigneur revient, non pas pour détruire la terre, mais Son avènement entraînera ceux qui détruisent la terre dans la destruction : «Nous te rendons grâces, Seigneur Dieu tout-puissant, qui es, et qui étais, de ce que tu as saisi ta grande puissance et pris possession de ton règne. Les nations se sont irritées; et ta colère est venue, et le temps est venu de juger les morts, de récompenser tes serviteurs les prophètes, les saints et ceux qui craignent ton nom, les petits et les grands, et de détruire ceux qui détruisent la terre» (Apoc. 11/17, 18).

Nous sommes aujourd’hui dans une situation similaire à celle de Jean-Baptiste, avec l’approche de l’avènement du Seigneur. Mais ce dernier ne viendra pas avant que nous ayons connu l’apogée de «l’homme de péché» (2 Thes. 2/3), interprété depuis longtemps comme une personne, mais qui pourrait bien être une génération (un terme générique) : un homme blasphémateur qui a envahi notre espace médiatique, centré sur lui-même, qui s’est élevé au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu, se faisant donc, par voie de conséquence, lui-même dieu. Au point que lorsque des évènements naturels dramatiques viennent le rappeler à l’ordre, il en fait une occasion de blasphème. La chose n’est-elle pas déjà largement engagée?

 

Que notre Seigneur Jésus-Christ lui-même, et Dieu notre Père, qui nous a aimés, et qui nous a donné par sa grâce une consolation éternelle et une bonne espérance, console vos coeurs, et vous affermisse en toute bonne oeuvre et en toute bonne parole ! (2 thess. 2/17, 17)

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