Après l’étude de l’eschatologie juive, Hervé Ryssen, dans son livre « La Guerre eschatologique », prend le temps d’étudier l’eschatologie chrétienne et musulmane. L’eschatologie chrétienne étant le sujet de ce blog, je ne vais pas reprendre ce que l’auteur dit ici. Sur la base de ce qu’il écrit, avec comme appui d’autres documents, intéressons-nous à l’eschatologie musulmane.

L’ESCHATOLOGIE MUSULMANE

D’inspiration chrétienne, l’eschatologie musulmane ne réunit pas tous les musulmans dans un même courant de pensée et de conviction. Le retour de Jésus à la fin des temps est un article de foi communément admis dans l’islam, mais il ne se comprend pas de la même manière par tous. Avec Jésus, le Mahdi (Celui qui est guidé par Dieu) occupe une place centrale dans la pensée apocalyptique musulmane. Les sunnites pensent que c’est un personnage qui naîtra dans les derniers temps, tandis que les chiites affirment qu’il est né dans le premier siècle de l’ère de l’hégire et qu’il reviendra le temps venu. Certains le dissocient de Jésus, d’autres l’identifient à lui. Les musulmans croient aussi à la venue de l’Antichrist dans les derniers jours. Ils l’appellent le Dajjal. Selon le professeur en sciences islamiques, Sheikh Imran Hosein, le Dajjal sera doté par Allah le Sage d’un pouvoir terrifiant, d’une myriade de talents et d’une grande capacité de tromperie et de ruse. » Jésus revient précisément pour tuer le Dajjal.

D’où viendra le Dajjal ? On suppose qu’il émergera d’une région qui se situe entre la Syrie et l’Irak. Selon Mahomet, le Dajjal sera juif. Il invitera les hommes à l’adoration de sa personne et attirera beaucoup de monde à lui. Beaucoup de musulmans seront tentés de le suivre et d’apostasier leur foi. Le temps du Dajjal sera un temps de grandes catastrophes écologiques. Après un temps où la violence se radicalisera, commencera la grande guerre finale appelée « Gog et Magog. » Le rôle du Messie à ce moment sera de prendre la tête de la grande guerre finale qui aboutira à la fin de l’Incroyance et à la complète domination de la loi de Dieu sur l’humanité. Les Juifs et leurs alliés impies seront alors exterminés de la surface de la terre. Le monde deviendra un seul Califat, soumis à la sainte loi d’Allah.

LES JUIFS

Dans l’eschatologie musulmane, sunnites et chiites s’accordent sur le sort qui doit être réservé aux Juifs. Lorsque le Dajjal sera vaincu, ses compagnons juifs seront massacrés et, s’ils se cachent, même des rochers et les arbres les dénonceront. Il viendra donc un jour où tous les Musulmans se mobiliseront comme un seul homme pour combattre les Juifs et libérer Jérusalem. Le jour de la résurrection, les juifs vaincus seront expédiés dans les feux de l’Enfer, ce qui rachètera les musulmans ayant péché et leur épargnera ce sort.

Iram Hosein est conscient du rôle joué par les Européens dans les agressions répétées contre les pays musulmans et dans le projet d’instauration d’un gouvernement mondial. « Leur objectif, dit-il, est d’unir le monde sous une influence et un contrôle politiques européens afin que l’Europe puisse au final régner sur le monde via un gouvernement mondial… Le Juif européen a déjà presque accompli son objectif d’asservissement politique et économique de l’humanité. » La guerre pourrait commencer sous la forme d’une attaque turque contre la Syrie, qui serait utilisée par Israël afin de provoquer un embrasement plus important dans la région. « A la fin de tout cela, dit Hosein, l’Etat d’Israël s’imposera comme Etat Dirigeant du monde… C’est au moment de l’apparition du Dajjal, le faux Messie, que le vrai Messie, le fils de Marie tuera Dajjal. Puis une armée musulmane détruira l’Etat d’Israël. »

LA GUERRE ESCHATOLOGIQUE

L’étude rapide des conceptions eschatologiques des trois religions monothéistes suffit pour comprendre pourquoi elles sont incompatibles entre elles. Pour les Juifs, Israël est le centre et l’avenir du monde. C’est pourquoi, dit Ryssen, les Juifs sont si favorables à l’établissement d’un gouvernement mondial auquel ils travaillent en coulisses. Si la prophétie biblique leur donne en partie raison, elle ne met pas Israël au centre ou au sommet de tout, mais le Christ. Ce n’est pas Israël, en devenant le centre du monde, qui va faire venir le Messie qu’elle attend. Le Messie d’Israël est déjà venu sous les traits de Jésus-Christ. Le salut qu’il est venu apporter n’avait pas comme objet premier de donner aux Juifs la suprématie mondiale. Il est venu pour ôter, par son sacrifice, les péchés des Juifs premièrement, puis ceux de tous les peuples. Seuls ceux qui croient en lui pour leur salut lui appartiennent et sont comptés comme des membres de son peuple.

Dans sa tentative de s’imposer au monde par le biais de l’établissement d’un gouvernement mondial, Israël se lance dans un projet suicidaire. Seul le Christ, revenant sur les nuées, empêchera sa destruction. Il faut, pour que les Juifs accèdent à leur destin de nation élue, qu’ils se repentent et reconnaissent dans les pleurs que c’est le Messie de Dieu qu’ils ont crucifié en la personne de Jésus. C’est à ce moment-là seulement que la grâce de Dieu opèrera à travers eux l’unité des peuples autour du Christ revenu pour régner.

Parce qu’elle n’est qu’une mauvaise reprise de l’eschatologie chrétienne, l’eschatologie musulmane ne peut que conduire à une impasse ceux qui y croient. Car, là aussi, la vision qu’elle procure ne peut s’imposer que par la violence. Parce qu’elle vise la même fin que l’eschatologie juive, la domination universelle, l’eschatologie musulmane ne peut que haïr sa cousine. Car, sur le trône du monde, il ne peut y avoir deux puissances. L’une n’y accède qu’en éliminant l’autre (eschatologie musulmane) ou en la dissolvant (eschatologie juive). Toutes les manœuvres qui se passent sous nos yeux poursuivent ce but de part et d’autre.

Seul Jésus-Christ possède la clé de l’unité des peuples. Cette unité ne peut se faire qu’autour de sa croix. Car c’est là que le Christ-Jésus ôte ce qui nous sépare de Dieu et les uns des autres. L’Eglise, qui réunit des hommes de tous peuples, de toute langue, de toute culture en est le témoignage. Ce sont les Eglises d’aujourd’hui qui sont les nations de demain !

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