C’est la thèse avancée par Joël Richardson, dans son livre « La Bête du Moyen-Orient. » Après lecture, il m’a semblé opportun d’en relever les principaux arguments pour les soumettre au jugement de chacun. Richardson nous donne quelques règles de lecture avant d’aborder le sujet !

REGLES DE LECTURE POUR BIEN INTERPRETER LA PAROLE

1ère règle : faire les choses dans l’ordre

L’interprétation de la Parole de Dieu obéit à des règles semblables à celles qui ont cours pour la construction d’unegospel maison. Pour construire une maison, on ne commence pas par le toit, mais par les fondations. Trop de ceux qui veulent comprendre les vérités qui touchent à la fin des temps commencent par l’Apocalypse. L’Apocalypse est indispensable pour comprendre la prophétie. Mais ce livre est le toit de celle-ci dans l’Ecriture. Il n’existerait pas si tous les autres livres n’avaient été écrits avant et à partir desquels il puise la plupart de ses informations. Il ne nous faut pas commencer par l’Apocalypse, mais par les livres qui le précèdent depuis la Genèse.

2ème règle : faire simple

Au-delà du fait que l’Apocalypse est le dernier livre de la Bible, une autre raison plaide pour ne pas commencer par lui. L’Apocalypse est un livre allégorique, plein de visions et de symboles. Il est préférable pour débuter de commencer par des textes clairs, non contestables ou discutables. Ce n’est qu’après avoir bien saisi l’ensemble de ce qui est dit clairement que l’on comprendra ce qui est plus complexe.

3ème règle : consulter l’ensemble des Ecritures

Il y a danger pour chaque lecteur de la Bible de construire une doctrine sur un seul verset… alors que tant d’autres en contredisent l’interprétation donnée par cette pratique. Il nous faut repérer dans la Bible les thèmes récurrents, ceux qui s’appuient sur de nombreuses répétitions. Notre doctrine doit être construite sur l’ensemble de l’Ecriture.

4ème règle : le contexte, le contexte, le contexte !

Nous devons ne jamais oublier que toute l’Ecriture est centrée, non sur l’occident, mais sur le Moyen-Orient et Israël. La tendance occidentale, et plus particulièrement américaine, est de tout centrer sur nous. Nous lisons la Bible et interprétons la prophétie comme si nous étions le centre du monde. Nous l’analysons à partir de points de vue occidentaux, comme si l’état d’esprit qui prévaut chez nous prévaut partout. La Bible est un livre juif qui met l’accent sur le Moyen-Orient et une vision moyenne orientale du monde.

«  Pour quelqu’un qui vit aujourd’hui à Jérusalem, la menace qui plane sur le peuple de Dieu (aussi bien les Juifs que les chrétiens) ne vient pas du pluralisme religieux, ni de l’athéisme intellectuel. Elle vient de l’Islam. Ce sont les musulmans qui appellent ouvertement à la destruction d’Israël. Le danger ne vient pas de la culture occidentale dont la société israélienne est imprégnée. L’Islam étant moins important aux Etats-Unis, il est plus facile pour les américains de passer à côté. Si nous nous tournons vers Israël, l’épicentre géographique de la Bible, il est facile de voir que l’esprit dominant n’est pas l’universalisme, ni la religion « New Age », mais bel et bien l’Islam. S’étendant sur plusieurs centaines de milliers de kilomètres autour de Jérusalem, l’Islam contrôle le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, l’Asie Mineure et l’Asie centrale. Israël se situe au centre de cet océan de haine. »

5ème règle : on ne lit pas les prophéties comme un manuel technique

Différents genres littéraires parcourent la Bible. La littérature prophétique est un genre particulier, proche de la poésie. Les lecteurs de la Bible doivent se familiariser avec les styles littéraires utilisés dans la Bible, tels que les idiomes hébreux, les hyperboles et le double accomplissement de nombreux passages prophétiques.

6ème règle : comprendre l’histoire principale racontée dans les prophéties bibliques

Bien que les prophéties aient une application immédiate au temps où elles ont été écrites, le thème majeur qui les traverse porte sur la venue du Messie, le Jour de l’Eternel et le Royaume messianique à venir. La Bible ne nous raconte pas plusieurs histoires, mais une seule reprise maintes fois et sous différents angles.

INTRODUCTION DE LA THEORIE D’UN ANTICHRIST MUSULMAN

1ER TEXTE : GENESE 3

Dans ce récit, un verset clé cite d’une parole de Dieu à Satan : Je mettrai inimité entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête et tu lui blesseras le talon : Genèse 3,15. Dieu déclare ici qu’il y aura une hostilité entre Satan et Eve, la mère de l’humanité. Puis il précise que la postérité de Satan et ses adeptes seront en guerre avec la postérité du Messie et de ses disciples. Le peuple de Satan sera en conflit permanent avec le peuple de Dieu.

2ème TEXTE : NOMBRES 24

Il y a ici une prophétie les plus anciennes et les plus directes quant au Messie. Elle est prononcée par le devin Balaam que le roi moabite Balak a fait appeler pour maudire Israël, mais que Dieu contraint à le bénir. Balam a une vision qui touche à la suite des temps : v 14. L’expression hébraïque signifie littéralement les derniers jours (acharyith yawm). Balaam annonce qu’à la fin des temps un leader sortira d’Israël pour écraser les chefs de Moab, d’Edom et le crâne de tous les fils de Seth, ainsi que les Amalécites. Or tous ces peuples ne sont pas à des milliers de kilomètres d’Israël, mais ses voisins immédiats.

3ème TEXTE : ESAÏE 25,8 à 11

Ce texte nous parle aussi de la fin des temps. C’est dans ce temps que l’Eternel va détruire Moab. Moab, dans la Parole de Dieu, est souvent le symbole des ennemis d’Israël qui vient à l’entour du pays. Là encore le texte ne pointe pas vers des peuples éloignés, mais proches d’Israêl

4ème TEXTE : ABDIAS

Le thème principal de la courte prophétie d’Abdias est la victoire ultime de la « Montagne de Sion » sur « la Montagne d’Edom ». Dans le langage biblique, les montagnes représentent souvent des royaumes. Abdias nous rapporte le temps où la prophétise s’accomplira : ce sera le jour où « le jour de l’Eternel sera proche pour toutes les nations ». Abdias 1, 17 à 20 décrit la victoire complète des fils d’Israël sur Edom. Or, à aucun moment de son histoire, Israël n’a possédé Edom. L’accomplissement est donc à venir.

5ème TEXTE : EZECHIEL 25

Mis à part Edom, plusieurs zones sont aussi concernées. Elles évoquent les nations qui entourent directement Israël : v 12 à 17. La cause est aussi évoquée : elles sont jugées à cause de la manière dont elles ont traité Israël. Le jugement d’Edom touchera la ville de Dedan, une ville ancienne située dans l’Arabie saoudite actuelle. Le jugement comprend aussi Théman, l’actuelle Jordanie. Le jugement de Dieu touchera toute la région qui s’étend de la Jordanie, jusqu’au sud de la Mer Rouge et jusqu’au centre-nord de l’Arabie.

6ème TEXTE : EZECHIEL 30

Au jour de l’Eternel, le prophète annonce que des jugements frapperont l’Egypte, le Soudan, la Lybie, l’Arabie, la Turquie et l’Afrique du Nord, une vaste coalition. Il est notoire que toutes les nations citées ici et auparavant sont aujourd’hui musulmanes. Or, d’après l’Ecriture, ce sont ces nations qui sont marquées pour le jugement au jour de l’Eternel, jour du retour de Jésus.

7ème texte : SOPHONIE 2

Sur les traces de tous les prophètes qui l’ont précédé, Sophonie prophétise qu’au jour de la colère de l’Eternel, Gaza, Askalon, Asdod, Ekron, les kéréthiens, Canaan et la terre des Philistins seront tous absolument ruinés : Sophonie 2,3-5,12-13. En parallèle, Dieu interviendra en faveur de Juda et ramènera ses captifs : Sophonie 2,7 ; 3,20. La prophétie mentionne aussi un avertissement grave au sujet de Moab, d’Ammon et de la République islamique moderne du Soudan (Cush/Ehiopie), ainsi que l’Assyrie et Ninive (aujourd’hui Mossoul). L’Assyrie était à l’époque à cheval sur les frontières actuelles de la Turquie, du Liban, de la Syrie et de l’Irak : Sophonie 2,8-9.12-13. Une fois de plus, nous constatons que les nations jugées au Jour de l’Eternel sont toutes musulmanes.

8ème TEXTE : JOÊL 3

valle-meguido-armaguedonIci, Joël prononce le jugement de Dieu sur ceux qui se sont partagés le pays : Joël 3,1 à 4. Ce jugement aura lieu dans la vallée de Josaphat, ou vallée de Jizreel. Nous croyons que la prophétie de Joël évoque le siège de Jérusalem par une coalition menée par l’antichrist. Les nations évoquées font principalement référence au Liban et à la bande de Gaza. Nous pourrions presque aujourd’hui changer les termes par ceux du Hezbollah et du Hamas.

9ème TEXTE : ESAÏE 34

Le chapitre évoque le sacrifice de l’Eternel à Botsra et dans Edom : Esaïe 34,3 à 9. Il évoque un grand carnage par l’épée de l’Eternel pleine de sang. C’est un jour de vengeance et de représailles pour la cause de Sion. La connotation est celle d’un litige ou d’une controverse, ce qui est précisément la situation dans laquelle se trouve Israël à l’heure actuelle. Que ce soit de la part des nations musulmanes antisionistes et antisémites qui entourent le pays de tous côtés ou de celle de la gauche antisioniste ; dont l’influence grandit chaque jour sur la terre, la revendication et l’accusation sont toujours les mêmes : Israël est un état illégal, injuste, qui pratique l’apartheid. Le Messie viendra régler la question une fois pour toutes.

10ème TEXTE : ESAÏE 63

Dans ce passage dramatique, Esaïe voit venir à l’est de Jérusalem une figure majestueuse dont les vêtements sont rouges du sang du carnage qu’elle vient d’effectuer. Le conquérant vient de Botsra, ancienne capitale d’Edom, aujourd’hui appelée Pétra. Le passage est à lier avec celui d’Apocalypse 19,11 à 16, dans lequel il est parlé foulant la cuve du vin de l’ardente colère de Dieu. Esaïe 63 est l’arrière-plan de tous les passages du dernier livre de la Bible évoquant le grand carnage final : Apocalypse 6,15 ; 14, 17 à 20 ; 19,11 à 16.

CONCLUSION

Tous les passages bibliques relatifs au Jour de l’Eternel racontent la même histoire. Ils concernent tous des nations proches d’Israël, toutes largement dominées par l’Islam. Comment l’antichrist pourrait-il venir d’Europe alors que les nations qui la composent ne figurent jamais dans la liste des nations jugées au jour de l’Eternel ?

 

 

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