VISITE EN ISRAËL

Je rentre d’Israël. Pendant une dizaine de jours, de Dan à Beer-Shéba, j’ai eu sous les yeux le miracle de la renaissance de la nation juive. Ce miracle est inexplicable et totalement incompréhensible si on ne le rattache pas au statut particulier de ce peuple dans l’histoire, le peuple élu de Dieu. Certes, Israël n’a pas connu le temps où il a été visité par son Dieu, dans la personne de Jésus-Christ, son Fils. Les conséquences en ont été tragiques pour Israël et elles figurent de manière littérale dans l’Evangile. Lorsque Jésus approcha du haut de la montagne des Oliviers de Jérusalem, il dit :

Si toi aussi tu avais su, en ce jour, comment trouver la paix ! Mais maintenant cela t’est caché. Car des jours viendront sur toi où tes ennemis t’entoureront de palissades, t’encercleront et te presseront de toutes parts ; ils t’écraseront, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le temps de l’intervention divine : Luc 20, 42 à 44.

Vue de Jérusalem du Mont des Oliviers
Vue de Jérusalem du Mont des Oliviers

 

Les vestiges, les pierres renversées du temple que l’on trouve dans la vieille ville de David, témoignent encore aujourd’hui de la violence impitoyable qui frappera Jérusalem quelques années après la mort de Jésus. Israël sera anéanti. Les derniers résistants, repliés dans la forteresse de Massada, au-dessus de la Mer morte, préfèreront se donner la mort les uns aux autres plutôt que de tomber entre les mains des légions romaines.

Vue depuis Massada
Vue depuis Massada

La parole de Jésus identifie clairement la cause du malheur passé d’Israël. Alors que les prophètes, tel Esaïe, avait annoncé que le Messie attendu par Israël viendrait dans la faiblesse, la nation ne l’a pas reconnue. Les paroles du prophète étaient pourtant explicites. Le chapitre 53 de son livre, que les Juifs refusent toujours d’introduire dans la parashat (un cycle de sections hebdomadaires définis de lecture de la Torah depuis la première destruction du Temple), en témoigne :

Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Le bras du Seigneur pour qui s’est-il dévoilé ? Il s’est élevé devant lui comme un rejeton, comme une racine qui sort d’une terre assoiffée. Il n’avait ni apparence, ni éclat pour que nous le regardions, et son aspect n’avait rien pour nous plaire : Esaïe 53,1 et 2.

La parole de Jésus établit que c’est par lui que la paix de Jérusalem sera assurée. Aussi, affirme-t-il sans ambages que tant que les Juifs pieux de son peuple ne le reconnaîtront pas, celle-ci fuira loin d’eux :

Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes ! Mais vous ne l’avez pas voulu. Eh bien, votre maison vous est laissée déserte. Car je vous dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur : Matthieu 23,37 à 39.

LA RENAISSANCE D’ISRAËL

Qui se rend en Israël ne peut être que frappé par le miracle de la renaissance du pays. Une renaissance qui se constate à tous les niveaux, mais de manière frappante par la production foisonnante de fruits et de légumes dans le pays. Manifestement, le temps où la maison d’Israël est laissée déserte est révolu.

Epices d'Israël dans le chouk juif
Epices d’Israël dans le chouk juif

 

Il y a en Israël une vie, un dynamisme, une foi en vertu desquels la jeune nation n’a rien à envier à nos pays décadents et déclinant. Si Israël renaît, c’est manifestement qu’un temps nouveau s’ouvre devant lui. Jésus, qui a annoncé la disparition, l’écrasement et la dispersion de son peuple, en a aussi prédit les limites :

Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés captifs parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis : Luc 21,24.

Il est remarquable que ce soit à notre époque et de manière simultanée que deux paroles précises de Jésus s’accomplissent sous nos yeux. Dans son célèbre sermon eschatologique sur la fin des temps, Jésus a donné comme signe final de l’imminence de son retour le fait que la bonne nouvelle de l’Evangile serait proclamée par toute la terre habitée. Ce sera, dit Jésus, un témoignage pour toutes les nations. Alors viendra la fin : Matthieu 24,14. Ce temps, avec tous les moyens de communication à notre portée est le nôtre. Les pays peuvent fermer leurs frontières. Ils ne peuvent empêcher les ondes de pénétrer. Même s’il y a encore du travail, l’Evangile parti de Jérusalem est en passe d’atteindre les extrémités du monde !

Aussi ne doit-on pas s’étonner si, dans ce même temps, la maison d’Israël renait et le désert refleurit, selon les prophéties anciennes :

Car le palais est délaissé, la ville tumultueuse est abandonnée ; l’Ophel et la Tour deviendront pour toujours des grottes ; ils feront la gaieté des ânes sauvages et la pâture des troupeaux… jusqu’à ce qu’un souffle soit déversé d’en haut, que le désert se change en verger, et que le verger soit considéré comme une forêt : Esaïe 32,14-15.

La renaissance a commencé. Elle n’est pas du goût du monde, en particulier des voisins d’Israël, anciennes puissances qui lui ont toujours été hostiles. Mais tous les efforts pour étouffer la vie qui, juste après la Shoah, a ressuscité, ont été vains. La nation juive est née et rien, ni personne n’aura désormais le pouvoir de la détruire. Il en va de la parole et de la promesse de Dieu ! En vue de quoi cette résurrection a-t-elle eu lieu ? C’est ce que je traiterai dans le prochain billet.

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