Texte biblique

Sache que dans les derniers jours surgiront des temps difficiles. Car les gens seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, orgueilleux, blasphémateurs, rebelles envers leurs parents, ingrats, sacrilèges,  insensibles, implacables, médisants, sans maîtrise de soi, cruels, ennemis du bien,  traîtres, emportés, aveuglés par l’orgueil, amis du plaisir plus que de Dieu ; ils garderont la forme extérieure de la piété, mais ils en renieront la puissance. Eloigne-toi de ces gens-là : 2 Timothée 3,1 à 5.

S’il n’a jamais été facile, quelle que soit l’époque, d’être un véritable disciple de Jésus, ceux qui le seront les derniers jours connaîtront, selon Paul, des temps particulièrement difficiles. L’apôtre ne dit pas cela de manière arbitraire. Il en donne les raisons.

 

Le temps de l’égoïsme

 

Car, dit-il en premier, les gens seront égoïstes. Les gens l’ont toujours été, pourrions-nous penser. Certes ! Mais ils ne l’ont jamais été autant dans aucune autre période que celle qui précédera le retour de Jésus. La période finale de l’histoire sera celle de l’individualisme et de l’égoïsme à outrance. Les sous-entendus que l’on peut tirer de ce premier constat de l’apôtre sont multiples. Le temps de l’égoïsme ne peut être, par exemple, dans une société où la famille est le centre. Tel ne sera plus le cas dans les derniers jours… et nous le constatons. Le fondement de la famille est le mariage, cette alliance par laquelle les deux époux s’engagent à former un couple et une famille jusqu’à ce que la mort les sépare. Jamais autant l’idée d’une alliance imprescriptible comme fondement du mariage n’a été autant malmenée. Le mariage romantique peut avoir la côte. Mais au jour où le romantisme disparaît, que devient l’engagement ? Le nombre de divorces annuel que l’on peut comptabiliser dans nos société le dit. Au vu de ces multiples échecs, il n’est pas étonnant que les jeunes de notre génération préfèrent vivre ensemble sans s’engager. Il faut que chacun se préserve. On se met ensemble, mais l’individualisme prime.

 

Le temps de l’égoïsme est aussi le reflet de la mentalité dominante. Le temps de l’égoïsme est le temps de l’irresponsabilité. Ce qui compte désormais n’est pas, à travers ma vie, le bien que je peux faire aux autres, mais mon épanouissement personnel. Il ne faudrait surtout pas être malheureux, parce que frustré de ne pas avoir accès à tout ce dont j’ai envie. Tant pis si, pour cela, ceux qui me sont proches souffrent de mes excès, de mes caprices, de mes folies.

 

Le temps de l’égoïsme est un temps de régression. Chacun qui a eu des enfants sait que dans le monde de celui-ci, tout tourne autour de lui. Dès son plus jeune âge, l’enfant sait que papa et maman (surtout) sont à son service jour et nuit répondant à ses moindres cris. Puis commence le processus de l’éducation au cours duquel les parents responsables préparent l’enfant à être adulte. Etre adulte, c’est être responsable. C’est se détacher de son égo pour construire quelque chose qui aura un sens, une utilité pour la communauté. Les derniers jours seront le temps de l’immaturité, un temps où les adultes refuseront de l’être pour se comporter comme des adolescents continuant à poursuivre leurs rêves.

 

Le temps de Mammon

 

Les gens seront amis de l’argent… Alors que Jésus enseignait Ses disciples, Il les prévint solennellement contre la concurrence que représentait, pour qui voulait Le suivre, le pouvoir et l’attraction de l’Argent. « Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon (la personnification idolâtre de l’Argent) : Matthieu 6,24. La génération des derniers jours ne sera pas sans dieux. Elle en aura même beaucoup ! Mais celui qu’elle privilégiera par-dessus-tout sera celui de l’Argent. Or, l’Argent ne saurait être un dieu si on ne lui attribuait les pouvoirs qui ne reviennent qu’à Dieu. Sommes-nous dans le besoin ? C’est l’argent qui nous sortira de là. Voulons-nous être heureux ? Sans argent, ce n’est pas possible ? Voulons-nous être comptés parmi l’élite, la caste des gens qui réussissent et qui ont la gloire ? L’Argent y pourvoit ! Il y a jusqu’à leur salut éternel que certains pensent pouvoir acheter avec leur argent !

L’amour de l’argent, malheureusement, ne gagne pas seulement le cœur des incrédules. Trop souvent, il contamine le cœur des enfants de Dieu. Au lieu d’être engagés dans la course chrétienne, on les voit comme les autres courir après l’argent pour avoir toujours mieux, toujours plus… quitte à sacrifier l’essentiel : le temps avec Dieu, la vie communautaire… On peut dépenser sans compter pour des babioles, du matériel, une belle voiture, de beaux meubles, mais on n’a pas assez d’argent pour soutenir l’œuvre de Dieu. On a oublié la parole de l’apôtre qui dit que la plus grande richesse, c’est la piété avec le contentement ! La génération des derniers jours sera celle du matérialisme, la seule qui, dans toute l’histoire, pourra se permettre d’accumuler autant… tout en faisant preuve d’une pauvreté de cœur et d’esprit incroyables.

 

Le temps de l’irrespect et de la cruauté

 

Les gens seront fanfarons, orgueilleux, blasphémateurs, rebelles envers leurs parents, ingrats, sacrilèges,  insensibles, implacables, médisants, sans maîtrise de soi, cruels, ennemis du bien,  traîtres, emportés, aveuglés par l’orgueil…Je n’aimerais pas ici revenir sur ce qui s’est passé en janvier 2015. Je dirais juste que, paradoxalement, l’irrespect a quelque part rencontré la cruauté… et que ceux qui étaient les porteurs de l’un et de l’autre en sont morts. S’il y a une caractéristique forte qui marquera la génération des derniers jours, ce sera bien son irrespect total envers le sacré. Comment d’ailleurs le sacré pourrait-il perdurer, puisque Celui qui l’est par-dessus-tout, le Dieu saint, n’existe pas ? La génération des derniers jours, je l’ai dit, est celle de l’homme. Et puisque l’homme est la valeur suprême, rien ne doit lui être interdit puisqu’il n’y a rien au-dessus de lui. L’égo est sur le trône et rien ne doit le contrarier. Si une grossesse n’était pas prévue, ce n’est pas la vie sacrée de l’enfant à naître qui doit être préservée, mais l’intérêt égoïste des géniteurs.

 

La disparition du sens du sacré généralisée, il n’est pas étonnant que toutes les autorités soient battues en brèche et malmenée. La société n’est plus conçue comme un ordre, elle doit être égalitaire. Personne n’a plus à craindre personne et personne n’a à s’opposer à la volonté de personne. Ce qui est bien et mal ne peut être établi de manière universelle, mais doit être choisi par chaque individu. La conséquence en est ce que nous avons sous les yeux. La société égalitaire qui sacrifie le sacré se trouve être la proie de ceux qui, ne supportant pas la profanation, veulent la détruire au nom de leur notion du sacré. Qu’est notre monde, sinon des barbaries qui s’affrontent ?

 

Le temps de l’hédonisme

 

Les gens aimeront le plaisir plus que Dieu. Plus que jamais, la génération des derniers jours sera celle du plaisir, du loisir et du divertissement. Il suffit pour s’en rendre compte de comparer ce à quoi nos enfants ont accès à ce que nos parents connaissaient. Mes parents ont dû attendre d’avoir 40 ans pour avoir une télévision… à une seule chaîne en noir et blanc. Ils ne connaissaient ni Internet, ni portable, ne partaient pas en voyage, etc… Il est presque impensable aujourd’hui de vivre comme ils ont vécu.

Une des raisons qui poussent notre génération à jouir et profiter au maximum de ce que le monde peut lui donner est qu’elle a complètement perdu la notion d’éternité. Tout se vit ici et maintenant. Je veux tout, et je le veux maintenant, chantait France Gall. Alors que je travaillais en Intérim, à l’âge de 24 ans, j’ai eu comme collègue un autre jeune un peu plus âgé. Déjà marqué par les nombreux excès en tous genres dont il se rendait coupable, il donnait l’impression de vouloir vivre sa vie à 200 km/heure. « Peu importe le nombre d’années que je vivrai, me disait-il. Ce que je veux, c’est jouir au maximum de tout ! » Et c’est ce qu’il faisait, grillant la vie par les deux bouts, travaillant le jour pour se divertir et profiter la nuit… Jusqu’au jour où à grande vitesse, il précipita sa voiture (une Fuego) dans un camion. Je l’avais averti qu’une éternité s’ouvrait devant lui et qu’il aurait à rendre compte à Dieu de la vie qu’il lui avait donné. Mais il en riait et n’en avait cure… comme la plupart des gens de notre génération.

 

Le temps de la religiosité de façade

 

Les gens garderont la forme extérieure de la piété, mais ils en renieront la puissance. Malgré tout ce qui a déjà été dit, il est notable que la religion existera toujours parmi la génération des derniers jours. L’homme est un animal religieux, disait Mark Twain, le seul à croire à des dieux, selon Socrate. La pratique religieuse sera à l’image de la mentalité ambiante : quelque chose de superficiel. Certes, on assiste encore parfois à des offices. On ne sait jamais : si Dieu existait, il vaudrait mieux être bien avec lui… Mais tout cela manque totalement de profondeur. On ne se donne nullement la peine d’en savoir plus, de fonder sa foi sur des certitudes. On maintient des rites et des pratiques sans savoir réellement à ce à quoi ils correspondent…

 

Les derniers jours… parce que le jugement de Dieu arrive

 

Au temps où Dieu fit alliance avec Abraham, il lui donna un aperçu rapide du futur du peuple qui sortirait de ses reins. Le patriarche sut que ses descendants seraient esclaves en Egypte puis, qu’après quatre générations, ils retourneraient à Canaan où Abraham se trouvait alors. La venue d’Israël dans le pays promis ne se produirait pas par hasard. Elle coïnciderait au temps où le péché des Amorites, les occupants du pays, serait à son comble : Genèse 15,16. Le jugement de Dieu n’est pas arbitraire. Il correspond à une réalité spirituelle qui fait qu’il est, pour la sauvegarde de sa gloire et de l’honneur de son nom, la seule issue possible. Tant qu’il reste quelque chose de bon dans une coupe à fruits, on peut se permettre d’en garder encore le contenu. Mais quand tout est pourri, il n’y a plus qu’une chose à faire : tout jeter.

 

Jésus nous a prévenus de la mentalité qui prévaudrait dans les derniers jours. La génération dernière sera dans le même état que celles du temps de Noé ou de Loth : Luc 17,26 à 30. Le retour de Jésus ne sera pas fortuit. Selon les paroles même du Maître, il sonnera aussi l’heure du jugement du monde parvenu au comble de ses péchés. C’est vers ce mûrissement que va notre génération. Le jugement des Amorites eut lieu lorsque les descendants d’Abraham revinrent à Canaan, après des siècles d’exil. Dieu attendit que leur péché atteigne son comble. Depuis près de 70 ans, les descendants physiques d’Abraham sont revenus sur leur terre. Or, c’est à sa postérité qu’a été promis l’héritage du monde. Ce qui se produit en notre temps n’est-il pas le signe que les derniers jours sont là ?

 

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