Si l’Ancien Testament évoque de nombreuses fois le jour de l’Eternel, le Nouveau y fait référence en le désignant sous le nom du jour de notre Seigneur Jésus-Christ. Tous les apôtres citent ce jour comme celui en fonction duquel les croyants, avertis et éclairés, devraient vivre !

1. L’apôtre Paul

A cause de la grande part que Paul prend dans la rédaction du Nouveau Testament, c’est dans ses lettres que l’expression apparaît le plus souvent :

En 1 Corinthiens 1,8, l’apôtre Paul fait preuve de sa certitude quant au fait que le Seigneur poursuivra son oeuvre d’affermissement dans les croyants jusqu’à la fin (voir aussi Philippiens 1,6 et 10). Le but de cette oeuvre continue dans les croyants est clairement défini : Il veut que ceux-ci soient sans reproche au jour de notre Seigneur Jésus-Christ.

  • Qui de nous ne connaît pas à l’intérieur de lui-même de grandes luttes qui, parfois, peuvent nous mener à l’épuisement ? Tout grand apôtre qu’il était, Paul n’en cache rien pour lui-même. « Pour ce qui est de l’homme que je suis intérieurement, dit-il, je prends plaisir à la loi de Dieu. Mais je vois dans mon corps tout entier une autre loi qui lutte contre la loi de mon intelligence et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans tout mon corps : Romains 7,22 et 23. » Le Seigneur ne peut se satisfaire dans nos vies de demi-victoire. Comme il l’écrit dans sa lettre aux éphésiens, le but du sacrifice de Christ n’est pas uniquement notre réconciliation avec Dieu. Il est de consacrer L’Eglise pour lui-même, afin de la faire paraître devant lui, glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et sans défaut : Ephésiens 5,26-27. Le jour du Christ s’approchant, il n’est pas anormal que les luttes des enfants de Dieu s’intensifient. Elles ont pour objet des les préparer à la gloire qui suivra le jour de Christ.
  • Comment devient-on irréprochable ? Le prophète Daniel suggère, toujours en lien avec le moment de la fin, un processus.  « Quelques-uns des hommes sages succomberont, afin qu’ils soient épurés, purifiés et blanchis, jusqu’au temps de la fin, car elle n’arrivera qu’au temps marqué : Daniel 11.35 et 12,10. » Personne d’entre nous ne devient irréprochable du jour au lendemain comme par magie. Nous devons le savoir : le processus qui mène à l’irréprochabilité passe par l’école désagréable de l’échec, de la chute douloureuse. Cette école est celle qu’a connue l’apôtre Pierre. L’apôtre en était pourtant certain : quand tous les autres renieraient Jésus, lui jamais : Matthieu 26,33. Cette suffisance qu’a la chair ne se trouve pas que chez lui. Car tous, après lui, prétendent la même chose : v 35. Il faudra que Pierre se découvre comme il est pour que commence en lui un processus d’affermissement par lequel, par la suite, il serait utile aux autres : Luc 22,32. Le jour de Jésus-Christ arrive ! Le combat pour la sainteté doit être gagné. Le Seigneur veut triompher de nous pour nous faire partager Son règne ! Les chutes et les victoires de ce jour visent ce but !

En 1 Corinthiens 5,5, l’apôtre associe le jour du Seigneur au moment de la pleine réalisation du salut. Evoquant le cas d’un chrétien qui mérite, par son péché, l’exclusion de l’Eglise, l’apôtre se dit prêt, s’il refuse de se repentir, de livrer cet homme à Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé au jour du Seigneur. De manière indirecte, l’apôtre souligne ce qu’il a dit plus haut. la préoccupation de chacun devrait être de savoir comment, dans quel état il sera trouvé au jour de Christ. Le salut étant la chose la plus cruciale, l’apôtre estime que le châtiment de la mort est préférable à celui de la honte qu’un enfant de Dieu pourrait apporter au nom de son Sauveur !

En 2 Corinthiens 1,14, Paul associe le jour de Jésus-Christ à celui des récompenses. Il le dit à ses frères de Corinthe : Nous sommes votre motif de fierté, et vous le nôtre, au jour de notre Seigneur Jésus-Christ. Le jour de Jésus-Christ sera le jour où chacun de ses serviteurs rendra compte du fruit de son travail. Serons-nous en ce jour la fierté de quelqu’un auprès du Seigneur, un frère qui nous a suivi, éduqué, enseigné, inspiré et qui aura eu la joie de voir en nous le fruit de son engagement ? Car, il se peut, malheureusement que toute la peine que nous nous donnons soit vaine : Philippiens 2,16. D’autres seront-ils l’objet de notre fierté ? Pourrons-nous dire, comme le Seigneur au moment de Son retour dans la gloire : Me voici, moi, et les enfants que Tu m’a donné ! : Hébreux 2,13. Ne jugeons donc de rien avant le temps, jusqu’à ce que vienne le Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des cœurs. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui sera due : 1 Corinthiens 4,5.

Suite au prochain billet…

 

 

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