VALEUR DU SOUPIR

Il est significatif que ce soit par une prière, un soupir que se termine la Révélation. La fin de l’histoire décrite, le jugement de Dieu opéré sur les peuples et les nations rebelles, la vision de la nouvelle Jérusalem descendant du ciel donnée, l’Esprit et l’Epouse (l’Eglise) disent à Jésus : Viens ! : Apocalypse 22,17.

Il y a une correspondance certaine entre les souffrances que traverse le peuple de Dieu et l’intensification du soupir exprimé par le Saint-Esprit en eux, soupir qui en appelle à la venue de Jésus. Si nous ne connaissions pas la fin des choses, si nous n’avions pas la certitude que tout se terminera par l’établissement du royaume de Dieu, le Saint-Esprit ne produirait pas en nous ce soupir. Ainsi, le soupir n’exprime pas seulement le désir de vivre une autre réalité que celle qui est présente. Il est le témoignage d’une foi vivante en ce qui vient, en la certitude que ce que Dieu promet, Il peut aussi l’accomplir. C’est pourquoi le soupir de l’Esprit est, selon Paul, l’expression la plus profonde de la prière : Romains 8,26.

VOUS AVEZ DIT LAICITE ?

Tout enfant de Dieu qui aime Dieu, son Père céleste, ne peut aujourd’hui qu’être attristé par l’état de rébellion notoire dans lequel se complaît notre monde à l’égard de Dieu, et du témoignage séculaire qu’Il a rendu de Ses œuvres et de Son amour par l’Evangile. Cette tristesse est d’autant plus grande pour ceux qui habitent nos pays fortement influencés naguère par le christianisme. Nos sociétés qui se veulent émancipées et libres de leur pensée le proclament de mille manières haut et fort : la page du christianisme est tournée ! Nous ne sommes plus les débiteurs de l’héritage judéo-chrétien ! Il faut donc travailler à faire table rase de tout ce qui le rappelle, reformater les générations qui viennent pour qu’elles soient libres de toute référence, cadre qui aurait cette odeur !

Les promoteurs de cette nouvelle religion, dite laïque et républicaine, ne réalisent pas (ou ne veulent pas voir) que, se faisant, ils occultent une vérité qui, tel le boomerang, risque de leur revenir en pleine face avec une acuité insoupçonnée. C’est que l’homme, sous la couche d’un consumérisme effréné,  reste un insatisfait chronique. La négation de Dieu ne l’a pas rendu plus heureux, plus épanoui. Elle n’a fait que mettre en relief le vide béant qui est en lui… dans lequel rêvent de s’engouffrer les nouveaux marchands de spiritualité. Chassez le naturel, dit-on, il revient au galop ! Chassez Dieu, et c’est sa caricature que vous aurez ! Les tenants de la libre pensée qui nous dirigent ont cru remettre en quelque sorte Jésus, l’expression parfaite de Dieu, là où, à leurs yeux, il aurait dû rester : la croix ou la tombe ! Ils vont faire l’expérience amère que ce qui prend sa place sera bougrement moins conciliant !

LE JOUR DE L’ETERNEL

A quoi cela va-t-il nous mener ? En lisant l’Ecriture, j’ai été frappé par l’avertissement répété que l’on y trouve d’une heure terrible, de grande détresse pour le monde. « Car alors, dit Jésus, il y aura une grande détresse, telle qu’il n’y en a pas eu depuis le commencement du monde jusqu’à maintenant et, qu’il n’y en aura jamais plus… Après ces jours de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa clarté, les étoiles tomberont du ciel et les puissances des cieux seront ébranlées : Matthieu 24,21 à 29. A Jean, qui écrira l’Apocalypse, Jésus dictera cette parole destinée à l’Eglise de Philadelphie (ce qui signifie fidèle) : « Parce que tu as gardé la parole de ma persévérance, je te garderai moi-même de l’épreuve qui va venir sur toute la terre habitée, pour mettre à l’épreuve les habitants de la terre. Je viens bientôt : Apocalypse 3,10. »

Toute la Bible rend témoignage du jour particulier que sera le Jour du Seigneur ! A ceux qui souhaitent voir la manifestation de ce jour, le prophète Amos en appelle au réalisme : « Malheur à ceux qui désirent le jour de l’Eternel ! Qu’attendez-vous du jour de l’Eternel ? Il sera ténèbres et non lumière. Vous serez comme un homme qui fuit devant un lion et que rencontre un ours, qui gagne sa demeure, appuie sa main sur la muraille, et que mord un serpent. Le jour de l’Eternel n’est-il pas ténèbres et non lumière ? N’est-il pas obscur et sans éclat ? : Amos 5,18 à 20. » Le jour de l’Eternel sera le jour le plus terrible que le monde ait connu. A l’image de ce qui se produisit au jour du déluge, auquel l’apôtre Pierre le compare : 2 Pierre 3,5 à 9, il n’y aura ni lieu, ni personne qui puissent échapper à la colère qui se déversera en ce jour sur tous !

HATER CE JOUR !

La Bible ne nous explique pas ce que cela signifie vraiment, mais elle nous dit que nous pouvons hâter l’avènement de ce jour de Dieu : 2 Pierre 3,12. Il nous faut vivre maintenant, dit l’apôtre, selon les pensées et l’atmosphère du ciel : la sainteté. Qui s’y attelle ne pourra que ressentir au fond de son cœur la poussée de multiples soupirs qui vont dans ce sens ! Ces soupirs en appellent à la fois au jugement de Dieu et à la délivrance glorieuse qui s’ensuivra !

Quand les fondations sont rasées, questionne le psalmiste, le juste que peut-il faire ? Psaume 11,3. Il peut soupirer ! « Nos soupirs ne lui sont point cachés, dit David : Psaume 38,9. » Dieu, qui est au ciel et voit tout, entend les soupirs de plus en plus nombreux de Son peuple, qui n’a plus sa place dans ce monde. Ces soupirs en appellent à Son jugement ! Ils nous font pressentir une heure grave, solennelle, unique, un rendez-vous auquel pas un ne pourra échapper ! « Attendez-moi donc, déclare l’Eternel, le jour où je me lèverai pour le butin, car j’ai décidé de rassembler les nations, de rassembler les royaumes, pour déverser sur eux ma fureur, toute l’ardeur de ma colère. Oui, toute la terre sera dévorée par le feu de ma jalousie : Sophonie 3,8. » Où serez-vous, où irez-vous quand Dieu se lèvera ?

 

Publicités