UN DIEU QUI ASSUME !

Pour la seconde fois, en quelques jours, le Népal vient de connaître un tremblement de terre dont la magnitude dépassait le 7 sur l’échelle de Richter. Selon les géologues, la cause en est connue. « Le Népal est situé à l’entrecroisement de deux plaques majeures : la plaque indienne et la plaque eurasienne. Ces deux plaques se confrontent et avancent l’une vers l’autre depuis plus de cent millions d’années. La plaque indienne a dérivé vers le nord à une vitesse de 10 centimètres par an et s’est dirigée vers la plaque eurasienne. Entre elles existait une mer, la Thétys, aujourd’hui disparue. »

tremblement

Pour ceux que seul le côté scientifique intéresse, l’explication suffit. Pour le croyant, qui sait que rien de ce qui se produit dans ce monde ne se fait sans l’aval de Dieu, la nécessité s’impose de pousser la réflexion au-delà du domaine du physique pour tenter de comprendre ce qui peut provoquer en Dieu la décision du déclenchement d’un phénomène d’une telle ampleur, avec des conséquences si dramatiques sur les populations. En effet, le Dieu de la Bible est un Dieu qui assume. Il ne se déclare pas le Roi de l’Univers et le Tout-Puissant pour se débiner lorsque ce qui se produit ne semble pas être à son avantage. Il ne rejette pas sur autrui (par exemple sur le diable) toute la responsabilité des malheurs qui se produisent dans le monde. Cela d’ailleurs ne le servirait pas, mais mettrait fortement à mal les affirmations maintes fois répétées de la Bible sur sa souveraineté. Si le diable, en effet, peut faire des choses qui échappent au contrôle de Dieu, il n’y a plus un Dieu, mais deux. Nous ne sommes plus dans le monothéisme, qui affirme que Dieu, le Créateur, est le seul Dieu, mais dans un dualisme où deux forces à peu près égales, que l’on pourrait appeler le Bien et le Mal s’affrontent, combat qui aboutit, de temps en temps à la victoire de l’une sur l’autre et vice-versa.

Cette façon de penser Dieu est peut-être humaine, mais elle n’est pas biblique. Le Dieu de la Bible le déclare : Je suis le Seigneur et il n’y en a pas d’autre. Je façonne la lumière, et je crée les ténèbres, je fais la paix et je crée le malheur ; c’est moi, le Seigneur, qui fais tout cela : Esaïe 45,6-7. Si Dieu est l’Auteur revendiqué des tremblements de terre qui se sont produits au Népal (et de toutes les autres catastrophes du genre), quelle en est la raison ? Je ne prétends pas par cet article y répondre ! Je veux juste m’attacher à souligner ce qui, à la lecture de la Bible, apparaît comme les causes spirituelles possibles d’un tel événement ! A l’examen, il apparaît que quatre choses d’origine spirituelle peuvent faire trembler la terre !

L’ANORMALITE FAIT TREMBLER LA TERRE

Il y a trois choses qui font trembler la terre, et même quatre qu’elle ne peut supporter : un esclave qui devient roi, un insensé qui vit dans l’abondance, une femme odieuse qui trouve à se marier et une servante qui supplante sa maîtresse : Proverbes 30,21 à 23.

Lisant ce proverbe, on pourrait au premier abord se dire qu’il n’y a là vraiment pas de quoi s’offusquer. Les exemples donnés ont valeur d’image. Ils vont tous dans le même sens. Ils sont là pour dire qu’une des choses que la terre ne supporte pas est de porter sur elle des choses qui ne devraient pas être, mais qui sont. Alors irritée, la terre se met à trembler, « un peu, dit un savant, à la façon de la peau d’une vache quand une mouche vient la taquiner ! » Quoi que nous fassions sur la terre, il nous faut nous rappeler qu’elle ne nous appartient pas. Elle nous a été donnée comme lieu de vie par Dieu, le Créateur ! Il nous l’a confiée pour la gérer ! Il a aussi écrit sa loi dans chaque cœur pour que chacun ait une idée précise, en accord avec sa justice et sa sainteté, de ce qui est bien et mal à ses yeux.

Mais l’homme moderne n’en a cure ! Pressé de s’affranchir de toute norme morale qu’il considère comme une entrave à sa liberté, il profane l’une après l’autre les lois de Dieu. Dans tous les domaines, il n’y a plus ni bienséance, ni bon sens. Des choses qu’on ne devrait pas voir deviennent courantes. Il n’y a plus seulement infraction au bien, mais inversion du bien et du mal, de ce qui est normal avec l’anormal :

– Le mariage n’est plus réservé à l’homme et la femme, mais étendu à tous. Ainsi, lit-on aujourd’hui, que le premier ministre luxembourgeois montre l’exemple ( !!!) en se mariant avec son compagnon belge !
– Un garçon n’est plus un garçon, ni une fille une fille. Ce n’est plus la biologie, mais les penchants qui décident de l’identité sexuelle d’un être !
– En Allemagne, le Conseil d’Ethique a récemment mis à l’étude un projet de loi qui vise à dépénaliser, sous certaines conditions, l’inceste
– En France, celui qui ne fait rien est mieux rémunéré que celui qui travaille
– Dans les pays islamiques, tuer au nom de Dieu, avec les raffinements de cruauté les plus poussés, est considéré comme le sommet de la dévotion
– Partout, la terre est exploitée, saccagée, spoliée…

Puis, tout à coup, la terre se met à trembler ! Et les habitants de la terre, étonnés, se demandent pourquoi ? La première réponse est que ce qui se passe à sa surface est plus qu’elle ne peut supporter ! « Jetez les yeux, dit Alexandre Vinet, sur l’ensemble de la condition humaine. Embrassez d’un coup d’œil toute l’histoire, toute la société, tous les siècles, toutes les destinées. La masse et l’immense variété des maux sous lesquels gémit l’humanité, est pour l’homme un problème désespérant ; et si l’on en saisissait à la fois tous les détails, et si l’on ressentait à la fois toute la pitié que toutes ces infortunes réclament, je pense qu’on en mourrait. Maux infligés par la nature, maux que l’homme doit à ses semblables, calamités nationales et malheurs individuels, maladies de l’âme et du corps, tourments du cœur et de l’esprit… aucune nomenclature scientifique n’est aussi riche que celle de nos misères. » La terre est déchirée, la terre se brise, la terre chancelle, dit Esaïe. La terre chancelle comme un homme ivre, Elle vacille comme une cabane ; Son péché pèse sur elle, Elle tombe, et ne se relève plus : Esaïe 24,19-20.

LE SOUTIEN DE DIEU A SES ENFANTS FAIT TREMBLER LA TERRE

Quand ils eurent prié, le lieu où ils étaient assemblés trembla ; ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance : Actes 4,24

Pierre et Jean, les deux apôtres principaux de Jésus, venaient d’être relâchés après avoir comparu devant le sanhédrin (le tribunal religieux juif), suite à une guérison miraculeuse accomplie au nom de Jésus. Il leur fut notifié formellement qu’à l’avenir ils ne devaient plus parler ni enseigner au nom de Jésus. Les apôtres avaient répondu qu’ils ne pouvaient se soumettre à cette injonction. « Est-il juste au regard de Dieu de vous obéir plutôt qu’à Dieu ? A vous d’en juger, car nous, nous ne pouvons pas parler de ce que nous avons vu et entendu, avaient-ils dit ? » De retour auprès de la jeune communauté chrétienne, ils rendirent compte de leur vécu. Tous alors, d’un seul cœur, prièrent ! Dieu répondit en faisant trembler le lieu où ils se trouvaient ! La crainte qui aurait pu être dans le cœur des disciples s’évanouit en un instant à la vue de la puissance que Dieu manifestait à leur égard. Les disciples sortirent et annoncèrent la Parole avec une assurance renouvelée !

Comme leur Maître, les véritables disciples ne doivent pas s’attendre à trouver beaucoup de soutien autour d’eux. Que ce soit les autorités civiles ou religieuses, elles ont rarement tout au long de l’histoire été un appui sûr pour la défense de leur liberté. L’hostilité idéologique et physique ambiante, à l’encontre du christianisme, dans laquelle nous évoluons ne présage rien de bon ! Si les enfants de Dieu ne peuvent compter sur la justice humaine pour défendre leurs causes, ils peuvent compter sur Dieu. Dieu a répondu aux menaces du sanhédrin et à la prière commune des premiers chrétiens en faisant trembler la terre. L’histoire n’a peut-être pas retenu la puissance du séisme. Mais il a été suffisamment significatif pour que les disciples de Jésus assemblés comprennent le message.

Le récit que rapporte le livre des actes n’est pas le seul qui fait le lien entre une situation de détresse traversée par le peuple de Dieu, la prière et un tremblement de terre. L’Apocalypse, le dernier livre de la Bible, le mentionne aussi :

« Et un autre ange vint, et il se tint sur l’autel, ayant un encensoir d’or ; on lui donna beaucoup de parfums, afin qu’il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l’autel d’or qui est devant le trône. La fumée des parfums monta, avec les prières des saints, de la main de l’ange devant Dieu. Et l’ange prit l’encensoir, le remplit du feu de l’autel, et le jeta sur la terre. Et il y eut des voix, des tonnerres, des éclairs, et un tremblement de terre : Apocalypse 8,3 à 5. »

Les tremblements de terre ne se produisent pas par hasard. Ils peuvent aussi être la réponse de Dieu à la prière des chrétiens persécutés. Un rapport de juillet 2014 mentionnait justement, au sujet du Népal, les nombreuses souffrances et discriminations dont les chrétiens souffraient dans ce pays de la part des extrémistes hindous. Dieu a voulu faire savoir qu’on ne martyrise pas impunément Son peuple ! Car Lui seul est le Maître de la terre et des cieux ! Pour autant, la justice de Dieu n’est pas détachée de son amour. De nombreux chrétiens de tous pays participent ainsi à apporter de l’aide au pays éprouvé !

Nous avons vu deux raisons bibliques au déclenchement de tremblements de terre. Le prochain billet s’attachera à explorer les deux autres dont nous parle l’Ecriture !

 

 

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