Pensant aux siècles à venir, certains pourraient se demander quel programme Dieu a-t-il bien pu préparer à ses élus pour qu’ils ne languissent pas et ne se retrouvent, au bout d’un moment, confrontés au vide et à l’ennui. C’est une question légitime ! Ici-bas, la vie n’a de saveur que lorsqu’on y trouve une utilité. Elle peut être envisagée avec joie lorsque se trouvent devant nous des choses nouvelles à vivre ou à découvrir. Mais dans un monde parfait, fixé, n’y a-t-il pas à la fin risque de monotonie ? Nous l’expérimentons déjà : rien n’est plus blasant qu’une vie répétitive, dans laquelle il n’y a ni nouveauté, ni source inattendue d’émerveillement !

Pour certains, l’Ecriture est trop discrète sur le sujet pour que l’on puisse se forger une opinion suffisamment éclairée sur le sujet ! Certes ! L’Ecriture ne décrit pas avec précision le contenu des siècles à venir ! Elle nous en dit cependant assez pour que nous n’ayons pas à regretter les meilleures choses de ce monde, mais que nous envisagions dans une attente joyeuse et impatiente les siècles à venir !

CONNAITRE DIEU !

Peu de temps avant de quitter ses disciples, Jésus condensera en deux mots le cœur du programme de la vie éternelle. « La vie éternelle, dira-t-il, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé Jésus-Christ : Jean 17,3. » Le programme de la vie éternelle ne consiste pas en autre chose que ce qui a passionné la Divinité de toute éternité. Nous pouvons faire le tour du monde. Nous ne trouverons pas d’autres livres que la Bible qui présente Dieu de la manière dont elle le fait et qui nous dise avec autant de précision ce qui fait sa raison d’être !

La Bible présente ainsi Dieu comme un Dieu unique et éternel, composé d’une communauté de personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Chacune des personnes a sa place et son rôle et se distingue des deux autres. Mais chacune représente en même temps l’être de Dieu dans sa totalité. « Aux yeux du Père, dit Ralph Shallis », le Fils est tout. Il est l’objet suprême et absolu de son amour. Il représente la somme totale de ce qu’il est lui-même et de tout son désir. »[1] La même chose pourrait être dite de chacune des personnes qui composent la communauté divine.

Nous ne sommes tous, en tant que créatures, que d’hier. Avant que le moindre atome de l’univers existe, la communauté divine était. La relation qui existait entre les trois personnes de la communauté divine était telle que, de toute éternité, chacune vivait, dans la relation qui l’unissait à l’autre, dans une plénitude de joie, d’amour et de satisfaction totale et permanente. La communauté divine aurait pu ainsi continuer seule son existence sans que rien ne lui manque jamais.

Mais un projet altruiste se forma dans la Divinité ! La communauté divine décida d’ouvrir le cercle de sa relation pour y inclure des êtres faits à son image. En nous créant, l’objectif affiché de Dieu est clairement écrit : Il voulait, dit un auteur biblique, conduire à la gloire beaucoup de fils : Hébreux 2,10. Pour un temps, le diable a cru faire échouer le projet éternel de Dieu. Le péché n’en avait-il pas rendu impossible la réalisation ? C’était sans compter sur les ressources impensables de son amour. Les hommes ne pouvant se racheter eux-mêmes,  Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché : Romains 8,4. Le péché expié, la relation avec Dieu peut être rétablie… et le projet de Dieu suivre son cours ! Nous pouvons être les enfants de Dieu ! « Bien-aimés, dit l’apôtre Jean à ce sujet, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est : 1 Jean 3,2. »

Ne vous est-il jamais arrivé de ressentir un vide en vous-mêmes ? N’avez-vous jamais été saisi d’un sentiment de vanité et de futilité ? Pourtant, apparemment, il ne vous manque rien ! Vous êtes comblés sur le plan matériel ! Vous avez une épouse qui vous aime, de beaux enfants, une maison dans laquelle vous vous sentez bien ! Cela ne suffit pas ! Vous avez été fait pour la plénitude ! Vous avez été fait pour partager la vie de Dieu… et tant que vous ne la connaissez pas, vous restez sur votre faim ! Vous avez le sentiment d’exister, mais non de vivre ! La mort, qui finira par vous emporter comme les autres, vous souffle à l’oreille que, sans espérance, tout est absurde ! C’est que nous n’avons pas été faits pour ce monde et cette vie ! Nous avons été faits pour entrer dans la joie éternelle qui lie les personnes de la communauté divine. Nous avons été faits pour connaître Dieu dans toute la richesse de sa plénitude. C’est le programme incroyable de l’éternité réservé à tous ceux qui ont cru en Jésus, le Fils venu les racheter.

Il se peut que, comme moi, si tu es enfant de Dieu, tu aies à lutter avec des tentations. Tu soupires après une vie de plénitude avec Dieu. Tu connais la joie qui découle de la présence du Saint-Esprit en toi. Tu sais que, si tu pouvais vivre de façon permanente sans ombre avec lui, tu connaîtrais le bonheur parfait. Mais le péché est encore présent dans ta vie. Il te laisse un arrière-goût d’amertume et de déception. Tu aimerais que les tendances mauvaises de ta vie soient à jamais éradiquées. Tu ne soupires pas en vain ! La plénitude à laquelle tu aspires sans interruption est devant toi ! C’est la réalité à laquelle, dans leur amour, le Père, le Fils et le Saint-Esprit veulent t’intégrer !

Je prendrai le temps d’entrer plus en détail sur le sujet dans de futurs billets.  Je ne peux terminer celui-ci sans vous laisser le témoignage du prédicateur anglais bien connu, Charles Spurgeon. Il a écrit ces mots à l’âge de 20 ans. Il résume ce qui a été la passion de toute sa vie, qui peut être déjà la nôtre maintenant, et qui la sera pour l’éternité, si nous sommes réconciliés avec Dieu !

TEMOIGNAGE D’UNE PASSION

« On a dit que le sujet qu’il convenait à l’humanité d’étudier, c’était l’homme. Je ne m’opposerai pas à cette affirmation, mais je pense qu’il serait tout aussi vrai de dire que le sujet qu’il convient aux élus d’étudier, c’est Dieu. Le sujet d’étude qui sied au chrétien est la Divinité.

La plus noble des sciences, la plus profonde des méditations, la meilleure des philosophies qui puisse jamais captiver l’intérêt d’un enfant de Dieu, c’est le nom, la nature, la personne, l’œuvre, les actions et l’existence du Dieu immense qu’il appelle son Père.

Il y a dans la contemplation de la Divinité quelque chose d’extrêmement bénéfique pour l’esprit. C’est un sujet si vaste que toutes les pensées se perdent dans son immensité, si profond que tout orgueil est submergé par son infinité.

Il est possible de saisir et de maîtriser bien d’autres sujets d’étude, qui suscite d’ailleurs d’agréables sentiments d’autosatisfaction et des pensées du genre : « Admirez ma sagesse ! » ; mais lorsque nous en venons à nous mesurer à cette science maîtresse, nous nous apercevons que notre fil à plomb ne peut en mesurer la profondeur et que notre œil d’aigle ne peut en distinguer la hauteur…

Voudriez-vous oublier vos chagrins, abandonner vos soucis ? Alors, plongez-vous en Dieu comme en une mer immense ; vous en ressortirez reposés, rafraîchis et pleins d’une nouvelle vigueur. Je ne connais rien qui puisse autant réconforter l’âme, rien qui puisse si bien calmer les assauts du chagrin et de la douleur, rien qui puisse avec autant d’efficacité parler de paix aux vents déchaînés de l’épreuve, qu’une méditation fervente centrée sur la personne de Dieu. »[2]

 

[1] Ralph Shallis : Explosion de vie : Editions Farel

[2] Cité par James Packer : Connaître Dieu : Editions Grace et vérité

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