Que penser de l’Islam ?

Suite aux récents attentats survenus en France, de nombreux hommes politiques et plusieurs imams sont montés au créneau pour rassurer la population. « Les actes commis par les terroristes, et qui ont causé la mort de 17 personnes, n’ont rien à voir avec le véritable Islam, nous a-t-on dit. L’islam est une religion qui parle de paix, de tolérance. Elle est compatible avec les valeurs de la République ! » Quelle valeur ont ces propos ? Collent-ils avec la réalité de l’enseignement du Coran ? Ou sont-ils le fruit de ce que l’Occident souhaite que soit l’Islam à la lumière de sa pensée ? La seule façon de le savoir est de remonter aux textes eux-mêmes. Si je veux savoir ce qu’est le christianisme, c’est à Jésus, ses paroles et les actes de ses disciples qu’il faut que je me réfère. Il en est de même de l’Islam ! Le modèle que suivent les musulmans est Mahomet, leur prophète. Les actes qui doivent les inspirer sont ceux que l’exemple de Mahomet leur indique. Les paroles qui doivent faire autorité sont celles qui ressortent de l’enseignement du prophète. Que ressort-il de l’examen ?

Il est facile de l’extérieur de ne pas être objectif. Si je pars avec l’idée que l’Islam est de nature guerrière, je n’aurai pas de mal à le soutenir par des versets du Coran. Les personnes les mieux placées pour parler de l’Islam sont celles qui l’ont pratiqué, non en dilettante, mais avec ferveur et assiduité. L’une d’elles est Mark A. Gabriel. Mark est un ancien professeur d’histoire de l’Islam à l’Université Al-Azhar du Caire. Troublé par les contradictions internes au Coran, Mark a voulu en avoir le coeur net. Sa remise en cause de l’Islam lui vaudra d’être emprisonné. Il raconte son parcours qui le ménera à Jésus dans un premier livre intitulé : Jésus et Mahomet (Editions Ourania). Dans un second livre, il aborde la question épineuse de la relation entre Islam et terrorisme. C’est de la lecture de ce livre, que je recommande à mes lecteurs, que je tire les enseignements ci-dessous.

Le fondement doctrinal de l’Islam

Le mot « islam » signifie soumission. Le véritable musulman est celui qui se soumet à Allah, ses paroles, sa volonté. La question centrale de l’Islam est donc la suivante : que veut Allah ? La réponse se trouve dans les livres saints de l’Islam : le Coran et les hadiths. Le début du Coran remonte à l’année 610 ap J-C. Il débute au moment où le prophète reçoit, selon ses dires, la visite de l’ange Gabriel alors qu’il médite dans une grotte. Les paroles qui sont dans le Coran ne sont pas celles de Mahomet, mais d’Allah lui-même. Les révélations reçues s’étalent sur une période d’environ 22 ans.

Les hadiths sont des recueils de textes qui rapportent les actes et les paroles de Mahomet. Les hadiths se sont constitués par le témoignage de proches du prophète, ses amis ou ses épouses qui ont observé ses actes. Des érudits ont collecté ces écrits et en ont fait six séries. La majorité du monde musulman considère les hadiths comme faisant autorité, bien qu’il y ait des différences d’appréciation entre sunnites et chiites.

L’Islam est une religion essentiellement basée sur les oeuvres. Les cinq obligations de l’Islam sont bien connues. Ce sont :

– la confession de foi : le fait de reconnaître qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que Mahomet est son prophète.

– la prière cinq fois par jour en direction de la Mecque, ville natale de Mahomet

– l’impôt rituel : il se paie en fin d’année et est distribué aux pauvres

– le jeûne, pratiqué au mois de ramadan. Il commence dès l’apparition du 9ème croissant lunaire, selon le calendrier islamique.

– le pélerinage à la Mecque. Les musulmans sont encouragés à le faire au moins une fois dans leur vie.

Malgré la soumission à ses obligations, aucun musulman n’a ici-bas la certitude d’aller au paradis. Au jour de la mort, Allah pèse les bonnes et les mauvaises oeuvres de chacun et décide de son sort : « Celui dont les oeuvres seront lourdes, connaîtra une vie heureuse ; celui dont les oeuvres sont légères, aura un abîme pour demeure : Sourate 101 : 6-9. »

Il n’y a, selon l’Islam, qu’un seul moyen sûr d’entrer au paradis : il est de mourir en combattant les ennemis de l’Islam ! « Que ceux qui troquent la vie présente contre la vie future combattent donc dans le chemin d’Allah. Nous accorderons une récompense sans limites à celui qui combat dans le chemin d’Allah, qu’il soit tué ou qu’il soit victorieux : Sourate 4:74.

Les contradictions internes de l’Islam

Qui a raison entre ceux qui disent que l’Islam est une religion de paix et ceux qui justifient leurs crimes au nom du même Islam ? A la première lecture du Coran, on pourrait dire : les deux. Il est indéniable que de nombreux versets du Coran parlent d’amour, de paix et de pardon. On en compte au moins 114, dont une bonne partie dans la sourate appelée « la Génisse ». Ceux qui veulent défendre la version bienveillante de l’Islam peuvent donc s’appuyer sur eux. La difficulté vient du fait que tous les versets du Coran ne sont pas revêtus de la même autorité. Face aux contradictions internes du Coran, les penseurs de l’Islam ont introduit le principe du naskhLe naskh est basé sur le fait que le Coran a été révélé à Mahomet à différents moments. Pour résoudre une contradiction, il a été décidé que les nouvelles révélations abrogeraient celles données antérieurement. Telle la Sourate 9:5, connue sous le nom « verset de l’épée » qui annule celle qui évoque d’un bon oeil la relation entre les musulmans et les chrétiens, perçus comme des polythéistes :

« Tuez les polythéistes, partout où vous les trouverez ; capturez- les, assiégez-les, dressez-leur des embuscades. mais s’ils se repentent, s’ils s’acquittent de la prière, s’ils font l’aumône, laissez-les libres. Allah est celui qui pardonne, il est miséricordieux. »

Notons que les contradictions internes sont nombreuses dans le Coran. Au début, par exemple, les femmes ne sont pas tenues de porter le hijab. Mais des versets ultérieurs les obligeront à rester chez elles et à porter le voile. Une sourate condamne la consommation d’alcool, mais une autre l’autorise : Sourates 2:219 et 5:90.

Les Juifs et les chrétiens dans l’Islam

Quelle est la position de l’Islam envers les Juifs et les chrétiens, appelés « les gens du Livre », en référence à la Bible ?

Ils ne sont pas toujours logés à la même enseigne. Aucune révélation sur les Juifs n’est positive. Il n’en est pas ainsi des chrétiens avec qui, au début, les musulmans peuvent avoir de bonnes relations. Suite à l’exil de Mahomet de Médine, le ton change. Toutes les révélations reçues concernant « les gens du Livre » deviennent tout à coup très hostiles. Les musulmans sont appelés à les combattre pour que le culte soit rendu à Allah seul : Sourate 8:39. Ils sont exhortés à ne pas prendre pour amis ni Juifs, ni chrétiens, car celui qui les prend pour ami est l’un des leurs : Sourate 5:51. Chrétiens et Juifs doivent être forcés à se convertir à l’Islam : Sourate 8:57. Or, selon le principe du naskh, ce sont ces versets auxquels tout bon musulman doit obéir !

Conclusion

Le but suprême de l’Islam est d’établir une autorité islamique sur le monde entier. L’islam n’est pas qu’une religion, c’est un gouvernement. La politique est toujours étroitement liée à la religion en Islam. L’islam enseigne qu’Allah est la seule autorité ; par conséquent, les systèmes politiques doivent être basés sur l’enseignement d’Allah et rien d’autre. Pour atteindre ce but, de nombreux textes encouragent le djihad.

« Allah préfère ceux qui combattent avec leurs biens et leurs personnes à ceux qui s’abstiennent de combattre. Allah a promis à tous d’excellentes choses ; mais Allah préfère les combattants, et il leur réserve une récompense sans limites : Sourate 4:95. »

Il nous faut être conscient aujourd’hui que de nombreux musulmans en France et dans le monde vivent avec l’idéologie et l’esprit conquérant de l’Islam. Et se poser la question si ce n’est pas de ce milieu que jaillira l’Antichrist des derniers temps !

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