Indéniablement, l’eschatologie est l’un des thèmes de la théologie biblique qui mérite notre attention. Le mot vient de deux mots grecs : eschatos qui signifie dernier, et logos, qui signifie parole. L’eschatologie est donc cette partie de la théologie qui s’intéresse aux fins dernières. L’eschatologie est en quelque sorte le discours biblique sur la question de la fin des temps. Pourquoi vaut-il la peine de s’intéresser à ce sujet ? L’article qui suit ne prétend pas en fournir toutes les raisons. Mais il voudrait en fournir suffsamment pour nous inciter à nous en préoccuper !

1. Notre vie est brève

Parce qu’elle s’intéresse à la question des fins dernières, l’eschatologie nous concerne au premier plan. Aucun de nous ici-bas, en effet, ne va durer. Pris par les affaires de cette vie, nous avons tendance à l’oublier. L’apôtre Jacques tient cependant à ce sujet à remettre nos pendules à l’heure :

 » A vous maintenant, qui dites : Aujourd’hui ou demain nous irons dans telle ville, nous y passerons une année, nous trafiquerons, et nous gagnerons ! Vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain ! car, qu’est-ce que votre vie ? Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps, et qui ensuite disparaît. Vous devriez dire, au contraire : Si Dieu le veut, nous vivrons, et nous ferons ceci ou cela !

Si le commencement de la sagesse est la crainte de Dieu, l’eschatologie ne peut que nous aider à devenir sage. L’histoire que Jésus raconte ci-dessous témoigne de la folie d’une vie vécue dans l’inconscience de sa fragilité et de sa briéveté :

« Et il leur dit cette parabole : Les terres d’un homme riche avaient beaucoup rapporté. Et il raisonnait en lui-même, disant : Que ferai-je ? car je n’ai pas de place pour serrer ma récolte. Voici, dit-il, ce que je ferai: j’abattrai mes greniers, j’en bâtirai de plus grands, j’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens ; et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années ; repose-toi, mange, bois, et réjouis-toi. Mais Dieu lui dit : Insensé ! cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il ? : Luc 12,16 à 21.

Le premier intérêt de l’eschatologie est subjectif. L’étude des fins dernières dans la Bible couvre de nombreux domaines. Mais le premier, celui qui nous concerne tous, est celui de notre propre fin. Demain sera peut-être pour moi la fin des temps. Y suis-je préparé ?

2. La figure de ce monde passe

Outre l’aspect subjectif, il existe un aspect objectif à l’eschatologie richement traité dans l’Ecriture. Comme il en est de notre vie, le monde dans lequel nous sommes, cette terre sur laquelle toute notre vie se déroule, passeront. Jésus a été formel à ce sujet ! Trois des quatre Evangiles reprennent la même parole : Le ciel et la terre passeront… et ils ajoutent : mais mes paroles ne passeront pas : Matthieu 24,35 ; Marc 13,31 ; Luc 21,33. Il y a un endroit sur lequel nous nous tenons qui n’est sûr en rien : c’est notre terre.  Les reportages actuels sur les 230 000 personnes mortes suite au tsunami de décembre 2004 en témoignent. Il y a un endroit sur lequel nous nous tenons par la foi qui est sûr : c’est la parole de Jésus.

Je me souviendrai toujours du témoignage rendu par l’astronaute James Irwin à Strasbourg dans les années 80. A la question posée de savoir ce que son périple sur la lune avait changé dans sa vie, il a répondu à peu près dans ces termes : « Je me suis rendu compte que tous mes soucis, toutes les personnes que j’aimais, tout ce qui faisait ma vie était sur cette bille bleue suspendue sur rien dans l’univers. J’ai pris conscience de mon néant et j’ai compris que le plus important n’était pas que moi je sois allé sur la lune, mais que Dieu ait marché sur terre ! »

A l’image de James Irwin, le chrétien devrait être habité constamment par l’idée de sa petitesse et de son néant. L’apôtre Pierre l’enseigne clairement dans sa seconde lettre :  » Puisque tout l’univers doit ainsi se désagréger, quelle vie sainte vous devez mener et combien vous devez être attachés à Dieu, en attendant que vienne le jour de Dieu et en hâtant sa venue ! Ce jour-là, le ciel en feu se désagrégera et les astres embrasés fondront ! : 2 Pierre 3,11-12. »
La question se pose : vivons-nous essentiellement pour le monde présent ou en vue de celui qui vient ?

3. Nous sommes dans les derniers temps

Depuis quand ? Trop souvent, quand les chrétiens parlent d’eschatologie, ils pensent que le sujet ne traite que les événements liés aux derniers jours. Selon l’Ecriture, c’est par la venue de Jésus dans ce monde que s’inaugure la période finale de l’histoire :

« Après avoir autrefois, à de nombreuses reprises et de bien des manières, parlé à nos ancêtres par les prophètes, Dieu, dans ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils : Hébreux 1,1-2. »

Le même langage est tenu par l’apôtre Pierre le jour de la Pentecôte. Alors que les Juifs accourent au bruit produit par le Saint-Esprit donné aux apôtres, il dit :

« C’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël: Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair : Actes 2,16-17. »

Cette considération biblique n’est pas vaine. Elle explique, entre autres, pourquoi, tout au long du Nouveau Testament, la seconde venue de Jésus est présentée comme imminente ou proche. En effet, après l’étape de l’incarnation, de la mort suivie de la résurrection et de l’ascension de Jésus, il ne reste plus qu’une chose pour que le dessein de Dieu s’accomplisse : Sa seconde venue en gloire !

4. Les signes précurseurs de la seconde venue de Jésus abondent

Plus que toute autre avant elle, notre génération voit s’accomplir de manière simultanée les signes dont Jésus et les apôtres ont parlé au sujet de son retour (voir les articles déjà écrits dans ce blog). Quelques-uns encore ne se sont pas encore produits, tels la manifestation de l’Antichrist ou la conversion massive de Juifs à Jésus (ces sujets seront traités plus tard). Mais une fébrilité se fait sentir dans le peuple de Dieu ! Il y a cette conscience partout que l’heure est proche et qu’il faut se préparer !

A cause de cette fébrilité, il nous faut cependant nous tenir en garde. L’heure de la fin est aussi celle où nous verrons des séducteurs et des faux prophètes se lever. Ils prétendront, comme beaucoup avant eux, être porteurs de révélations extraordinaires. Ils nous diront : le Christ est ici ! ou : Il est là ! Ne les croyez pas, nous dit Jésus : Matthieu 24,23. Il nous faut donc nous tenir sur nos gardes !

Comme dit en introduction, cet article ne prétend pas fournir toutes les raisons liées à ce sujet. Mais il y a tant de richesses à vivre dans l’attente de la venue de Jésus-Christ, le Sauveur du monde, qu’il nous serait fort préjudiciable de ne pas être éveillés !

 

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