« Parce que le mal se répandra (ou que l’iniquité se sera accrue), l’amour (ou la charité) du plus grand nombre se refroidira. »

GENESE

Un des signes avant-coureurs du retour de Jésus est, selon ses propres mots, le progrès et l’infection généralisés du mal dans le monde. C’est par la rupture entre Dieu et l’homme que le mal s’est introduit dans le monde. Cette rupture s’est faite suite à la mise en question et au doute jetés dans l’esprit de nos premiers parents quant à la vérité de la Parole de Dieu. Dieu avait prévenu Adam et Eve du danger mortel qu’il y avait pour eux de céder à la tentation de l’autonomie. Mais, face au séducteur, ils n’ont pas su rester ferme. Ils ont préféré croire le mensonge à la vérité. Au lieu de se défier du diable, ils ont douté de Dieu. Dès lors, le mensonge dans leur esprit a changé de camp ! Les intentions de Dieu ont été perçues comme malveillantes et son commandement comme aliénant. La transgression ouvrirait la porte à la liberté et ménerait à la plénitude. Adam et Eve, en définissant eux-mêmes ce qui est bien et mal pour eux, pourraient être dieux à leur tour.

On connait la suite ! L’interdit à peine transgressé, la mauvaise conscience, la honte et la culpabilité firent leur entrée. La liberté d’être nus l’un face à l’autre disparut. On ne pouvait plus paraître dans son entièreté. Il fallait cacher aux yeux de l’autre les parties honteuses de sa personne. La belle harmonie idyllique fut brisée. Chacun rejeta la responsabilité de la situation sur l’autre, niant sa part. Encore quelques années, et le premier meurtre sera commis : Caïn, jaloux de son frère Abel, le tuera.

APOCALYPSE

L’Apocalypse dresse un tableau terrible des événements des temps de la fin. A trois reprises, alors que des fléaux terribles frappent le monde, le même refrain revient. « Les hommes ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leur sortilège (ou pratiques occultes), ni de leur impudicité (ou prostitutions), ni de leurs vols : Apocalypse 9,21. Ils ne se repentirent pas pour donner gloire à Dieu : Apocalypse 16,9. Ils blasphémèrent le Dieu du ciel à cause de leurs douleurs et ne se repentirent pas de leurs oeuvres : Apocalypse 16,10. » D’où vient cet endurcissement final et général ? Jésus y répond dans l’Evangile : il est dû à la prolifération du mal.

La formule paraît générale. Jésus ne s’y est pas limité. Parlant des temps de la fin, Jésus fait référence à deux sociétés qui, avant nous, ont connu une fin brutale et radicale sous le jugement de Dieu. La première est l’humanité qui vécut du temps de Noé. « Ce qui arriva aux jours de Noé arrivera de la même manière aux jours du Fils de l’homme : Luc 17,26. » Mise à part l’insouciance irréfléchie dans laquelle vivait la majorité, le livre de la genèse nous décrit la mentalité de l’époque : « Le Seigneur vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur coeur se portaient chaque jour uniquement vers le mal : Genèse 6,5. La terre était pervertie aux yeux de Dieu, la terre était pleine de violence : Genèse 6,7. Malheureusement, Le même spectacle s’offre aujourd’hui aux regards de Dieu partout et en tout temps !

Le second modèle de société pris par Jésus est celui des villes de Sodome et Gomorrhe. L’Ecriture parle de leurs habitants comme des gens très mauvais et de grands pécheurs devant Dieu : Genèse 13,13. La preuve en sera donnée au jour où deux messagers, envoyés par Dieu, se rendront dans la ville pour prévenir les quelques justes qui s’y trouvaient du jugement imminent de Dieu. Ayant appris la venue de ces étrangers, les hommes de la ville entourèrent la maison, depuis les jeunes gens jusqu’aux vieillards pour demander à celui qui les hébergeait de les faire sortir pour qu’ils aient des relations avec eux : Genèse 19,4-5. On a peine à imaginer, dans un Orient où l’hospitalité est un point d’honneur, une telle perversité ! Les habitants de Sodome ne sont certainement pas tous devenus, du jour au lendemain, des gens favorables à la banalisation du vice. La contamination s’est faite de manière progressive. Elle a fini par infecter les esprits à un point tel qu’elle a déshumanisé les relations. L’autre n’est plus, aux yeux des habitants de Sodome, un être humain à part entière ! Il est juste un objet pour satisfaire une passion d’un instant !

PARALLELES

Il n’est pas difficile de voir que les trois caractères majeurs décrivant la société telle qu’elle sera avant son retour, le refroidissement de l’amour, la violence et le vice, sont présents aujourd’hui. Le manque de charité a fait place à un individualisme et un égoïsme qui touchent le plus grand nombre. L’engagement gratuit pour autrui se raréfie. On est de moins en moins prêts à payer de sa personne pour le bien des autres. La violence se généralise. Elle est perçue comme la meilleure réponse pour se faire entendre, la façon la plus efficace pour imposer ses idées. Partout, l’autorité est battue en brèche : les instituteurs, professeurs sont insultés, quand ils ne sont pas pris à parti et frappés, soit par les parents, soit par les enfants. Les zones de non-droit se multiplient. On tue, on assassine pour rien. L’immoralité s’étend. La pornographie se banalise au point que, en France, 80% des garçons entre 14 et 18 ans et 45% des filles du même âge avouent avoir vu au moins un film pornographique. Le mariage pour tous a défintivement entériné dans l’opinion publique l’idée que l’homosexualité était une pratique aussi normative et respectable que l’hétérosexualité. La théorie du genre a renversé l’idée que l’identité biologique d’un être humain définissait son identité sexuelle. Le mal est appelé bien, et le bien mal.

D’où vient cette contamination des esprits, prélude à ce grand renversement ? D’une seule chose : du mensonge ! Comme nos premiers parents, nous continuons à nous faire berner par les fausses promesses de libération qu’on nous vend. Les cadres moraux fondamentaux donnés par Dieu à la création sont perçus comme un conservatisme démodé. Le sacré n’existe plus : tout est profane. Tout peut donc être profané : la vie, le couple, la famille, Dieu… De sa voix suave, Satan avait rassuré nos premiers parents : Mais non, vous ne mourrez pas ! Faribole que cette idée de la mort ! La même illusion existe aujourd’hui ! On se persuade qu’on peut renverser tous les fondements et que la maison restera debout ! Le désenchantement n’est pas prêt de tarir !

« Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force : 2 Timothée 3,1 à 5. » Les derniers jours sont là ! Je continue à te poser la question : es-tu prêt pour le retour de Jésus ?

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