Il y a quelque temps, j’ai écrit sur ce blog un article sur les quatre cavaliers de l’apocalypse. Ces quatre cavaliers sont lâchés par Jésus pour parcourir la terre en vue du jugement de ses habitants incrédules et impies. Ce qui me frappe actuellement est la similitude existant entre les quatre sujets d’actualité les plus brûlants du moment et les quatre cavaliers :

1er sujet : le pape François

Le premier cavalier monté sur un cheval blanc, imitation de celui que chevauche le Christ dans le livre, est le séducteur. La séduction est sans contredit la marque de fabrique du pape François. Parce qu’il est dans l’air du temps, c’est un pape qui plaît au monde. C’est le pape de la proximité, de l’ouverture, le pape qui se refuse à juger. Le conclave qui se réunit en ces jours pour traiter les questions de la famille devrait largement confirmer l’état d’esprit qui habite ce pape. François est pape depuis 2013. Chacun s’en souvient : son élection à la tête du Vatican n’est pas le résultat du processus habituel. Son prédécesseur Benoît XVI, théologien catholique, n’est pas mort. Il s’est retiré « volontairement » du « trône de Pierre ». L’accession singulière de François à cette position, sa propulsion inattendue sur le devant de la scène a fasciné un temps le monde. C’est ainsi que François a été élu l’homme de l’année 2013 par le magazine Time. L’ouverture dont fait preuve le pape François ne se voit pas seulement au sujet de la redéfinition de certaines valeurs fondamentales. Elle est manifeste par la main tendue permanente qu’il offre aux pasteurs protestants et évangéliques, qu’ils n’hésitent pas à appeler ses frères, à tel point que certains n’ont pas hésité à le définir comme le pape catholique évangélique. Perçu comme un élement de stabilité et d’unité, le pape se verra même proposer par Shimon Péres de prendre la tête d’une ONU des religions. Malheur cependant à ceux et celles qui, un jour, par fidélité au Christ, refuseront de se soumettre à ce type d’instance ! Habillé de blanc de pied en cape, le pape Fraçois incarne l’actualité du cheval blanc !

2ème sujet : la guerre

Ayant écrit un article récent sur le sujet, je ne vais pas entrer dans le détail dans le vif du sujet. Il est frappant cependant de constater la proximité et le respect de la chronologie de l’apparition des deux premiers chevaux. Si 2013 a été marqué par l’apparition sur la scène de l’histoire du pape François, 2014 l’a été par la multiplication des conflits. Chaque trimestre nous a fait part de la naissance d’un nouveau conflit. Il y a eu d’abord celui qui opposa l’Ukraine à la Russie, qui n’est toujours pas réglé. Pendant l’été, nous avons pu suivre en direct l’affrontement entre Israël et les palestiniens du Hamas, conflit qui peut resurgir à tout moment. Puis l’Etat islamique s’st mis à envahir une partie de l’Irak et de la Syrie, mobilisant de nombreuses nations dans une nouvelle guerre dont personne ne connaît ni l’issue, ni la durée. Manifestement, le cavalier de la guerre, monté sur le cheval rouge feu, n’a pas fini de faire parler de lui et de ses chevauchées infernales.

3ème sujet : la crise économique

Si 2013 a été l’année du pape et 2014 celle de la guerre, 2015 pourrait bien être l’année de l’ouragan d’une crise économique sans précédent. La nervosité des marchés en témoigne : les perspectives mondiales sont mauvaises. L’économie réelle ralentit et les bourses, thermomètres quotidiens de ce qui se joue sur ce plan, en rendent compte. C’est ainsi que le CAC 40 a perdu plus de 10% de sa valeur en un mois et effacé tous les gains des 18 derniers mois.  Il est du devoir des hommes politiques de rassurer et de proposer des solutions. Mais personne n’est dupe de leur impuissance. Des voix de plus en plus autorisées se font désormais entendre haut et fort ! Les plus grands économistes préviennent : l’année qui vient sera celle de l’effondrement économique mondial ! Le cavalier monté sur le cheval noir, avec à sa main une balance n’a pas fini de faire des siennes.

4ème sujet : la mortalité

Monté sur un cheval verdâtre, le 4ème cavalier est appelé la Mort. Il est celui qui engrange toutes les victimes du passage des trois premiers cavaliers. il est intéressant de noter qu’y sont ajoutées celles provoquées par la peste, l’épidémie motelle connue à l’époque. Avec le pape François, la guerre et la crise économique, la menace que représente pour le monde l’épidémie mortelle causée par le virus Ebola est notre 4ème sujet d’actualité quotidien. Jusqu’à ce jour, celle-ci se cantonne à trois pays africains touchés. Mais les instances internationales ne sont pas optimistes. « Nous sommes en train de perdre la bataille ! », avertit Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale ! « Ebola est en train de gagner la course », s’alarment les responsables de la mission déléguée par l’ONU. De façon évidente, nous ne sommes qu’au début des ravages que pourrait causer le virus Ebola. Peter Piot, l’homme qui a découvert le virus en 1976 fait part de ses craintes : « Je crains maintenant, dit-il, une inimaginable tragédie. » Le 4ème cavalier a embôité le pas des trois premiers. Il poursuit sa course infernale : qui pourra l’arrêter ?

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