« Alors on vous livrera à la détresse (ou aux tourments) et on vous tuera ; vous serez détestés de toutes les nations à cause de mon nom. Ce sera pour beaucoup une cause de chute ; ils se livreront, ils se détesteront les uns les autres : Matthieu 24,9. »

LA PERSECUTION : UNE CONSTANTE

Depuis l’aube des temps, la persécution contre les vrais croyants existe. Suite à l’entrée du péché dans le monde, une seule génération suffira pour qu’ait lieu le premier crime. Caïn, fils d’Adam, tuera Abel, son frère. Et pourquoi le tua-t-il ? Pour une raison d’ordre religieuse ou spirituelle. Caïn apporta une offrande à Dieu qu’il ne put agréer. Dieu lui en expliqua la cause et l’appela à se réformer. Mais Caïn resta fâché contre Dieu. Ne pouvant s’en prendre directement à lui, il se vengea sur Abel, dont l’offrande avait plu à Dieu, et le tua. Caïn tua Abel, mais sa colère était surtout dirigée contre Dieu. C’est en quelque sorte Dieu qu’il voulait assassiner et ôter de son chemin.

Les choses n’ont pas changé depuis ! Alors qu’il sentait monter l’hostilité des responsables religieux de son temps contre lui, Jésus leur dira : « Vous construisez les sépulcres des prophètes et ornez les tombeaux des justes, et vous dites : « Si nous avions vécu au temps de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour répandre le sang des prophètes. Vous témoignez ainsi contre vous-mêmes que vous êtes les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes…. je vous envoie des prophètes, des sages et des scribes. Vous tuerez et crucifierez les uns, vous fouetterez les autres dans vos synagogues et vous les persécuterez de ville en ville … : Matthieu 23,29 à 31. » Tous les prophètes et les justes qui sont morts martyrs dans l’histoire le sont pour la même raison : pour ce qu’ils représentaient. Ils ont été haïs et mis à mort non pour eux-mêmes, mais parce que, à cause de Dieu qu’ils servaient, ils n’entraient pas dans le rang. Leur parole, leur droiture, leur amour de la vérité les rendaient insupportables à ceux qui avaient dévoyé Son image pour des raisons d’intérêt et de profit personnel. Par leurs vies données, les martyrs de la foi témoignent que ce qui compte le plus pour eux est de plaire à Dieu et de lui être fidèle ! Qu’importe que leur allégeance les conduise à payer le prix fort : ils savent que la récompense de leur foi leur apportera un poids de gloire insurpassable !

LA PERSECUTION : UNE REALITE A INTEGRER

Quel que soit le sujet abordé, Jésus a toujours eu le souci de la vérité avec ses disciples. Il leur a montré qu’il n’était pas possible de le prendre pour Maître et d’espérer un chemin de facilité pour le suivre. Certes, Jésus leur a promis d’apporter à leurs vies des richesses supérieures à tout ce que le monde pourrait leur offrir. Mais c’est sur les traces d’un Seigneur qui finira battu, humilié, dépouillé de tout et finalement crucifié qu’ils se sont engagés.

Qui veut être disciple de Jésus et le suivre doit avoir en tête le prix que cela risque de lui coûter ! « Quiconque ne porte pas sa croix pour venir à ma suite ne peut être mon disciple. En effet, lequel d’entre vous, s’il veut construire une tour, ne s’assied pas d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer, de peur qu’après avoir posé les fondations, il ne soit capable d’achever, et que tous ceux qui le verront ne se moquent et ne disent : Cet homme a commencé à construire, et il n’a pas été capable d’achever… Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple : Luc 14,27 à 30.33. »

Comme le dit aussi le verset d’introduction, la persécution n’est pas sans utilité. Elle opère un tri. Elle met en lumière la réalité de la profondeur de l’attachement de ceux qui se proclament disciples de Christ. Il y a ceux qui lâchent, qui abandonnent, qui trahissent les autres, tels des Judas, et ceux qui, enracinés en Christ, tiennent bon. Jésus l’a dit : ne lui resteront fidèles que ceux qui le placent dans leurs affections au-dessus de tout et de tous : parents, enfants, époux ou épouse, situation, fortune, y compris leur propre vie. Jésus mise sur le fait que ceux qui le connaissent, et savent en conséquence à quelle espérance leur foi mène, seront prêts à tout perdre pour la garder. Jésus nous appelle ainsi à porter notre croix de manière permanente dans ce monde. Il nous invite à considérer le rejet, la condamnation, la trahison même, comme chose normale dans notre vie de disciple. « Souvenez-vous, dit-il, de la parole que je vous ai dite : le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre : Jean 15,20. »

LES DERNIERS JOURS COMME LES PREMIERS

Les premiers chrétiens ont payé un lourd tribu à la transmission de leur foi. Dix empereurs romains au moins ont décrété l’éradication du christianisme et la mise à mort des disciples de Jésus. Ils ne pouvaient pas prévoir ce qui allait se produire. « Le sang des martyrs est une semence de chrétiens », écrit Tertullien au IIème siècle. Sa remarque vaut pour tous les siècles. Les persécuteurs des chrétiens sont tous morts, le christianisme, tel que Jésus l’a initié, a traversé les siècles et subsiste !

En mentionnant la généralisation de la persécution comme signe précurseur de son retour, Jésus nous avertit que les derniers temps ne seront pas plus faciles que les premiers pour ses disciples. C’est un fait avéré aujourd’hui que les chrétiens sont la catégorie de personnes qui subissent le plus de persécutions. Pour qui veut s’informer plus précisément sur le sujet, il suffit de se rendre sur le site de l’ONG Portes Ouvertes. On estime à près de 200 millions le nombre de chrétiens qui souffrent aujourd’hui dans le monde de brimades, discriminations, enlèvements forcés d’enfants, violences de toutes sortes, emprionnements et mises à mort… sans que cela n’émeuve grand monde parmi les dirigeants des nations.

Si la persécution physique n’est pas encore très active partout, en particulier dans les pays qui se réclament de l’héritage chrétien, il n’échappe à personne que la déchristianisation de la société se poursuit à grandes enjambées. Il n’est ainsi pas rare d’entendre de la bouche d’un ministre que les valeurs générées par l’Evangile qui, naguère, ont formé le socle de notre civilisation, sont rétrogrades, conservatrices, brimantes pour la liberté individuelle et l’épanouissement à la carte de chacun. Sous prétexte d’égalité, on a prôné le nivellement de toutes les valeurs et aboli pour toujours la distinction entre le sacré et le profane. Plus rien ne doit désormais être considéré comme supérieur à autre chose : ni la famille, ni l’identité biologique, ni la vie. Il n’y a plus d’absolu, ni de vérité, et celui qui prétend l’inverse devient de nouveau l’ennemi à abattre ! La « religion » du Christ a été remplacée par la religion de l’homme. Le péché n’existant plus, la rédemption devient inutile et la venue, comme la mort et la résurrection de Jésus perdent toute signification. La nature ayant horreur du vide, l’étape suivante n’est pas difficile à anticiper. Elle sera  le retour à la barbarie, réalité dont on voit poindre le nez en Irak et en Syrie !

« Parce que le mal se répandra, l’amour de la multitude se refroidira, prévient Jésus. Mais celui qui persévérera (dans la foi et l’attchement à Christ) jusqu’à la fin sera sauvé : Matthieu 24,12-13. » Que Dieu fasse que vous soyez de ce nombre !

Publicités