VOIR LE DEBUT A PARTIR DE LA FIN

Les livres qui ont comme objectif de promouvoir le succès sont légion sur les rayons des librairies. Qui n’a pas soif de réussir sa vie, de ne pas se tromper ? Qui ne souhaite pas mettre de son côté les chances les meilleures pour ne pas être déçu ? Sans doute y a-t-il dans ces livres de bons conseils pratiques. Malgré leur utilité, aucun n’a le pouvoir que possède la Parole de Dieu pour garantir la réussite d’une vie !

La raison pour laquelle la Bible surpasse tout autre écrit dans ce domaine est que tout ce qu’elle dit est envisagé à partir des fins dernières de toute vie ! Dès l’origine, il en est ainsi ! Alors que nos premiers parents, à peine créés, sont placés devant le seul interdit que Dieu leur impose, la parole de Dieu sonne comme un avertissement : « Tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras ! : Genèse 2,17. » Considéré à partir de la fin qu’il formule, l’interdit de Dieu relève du bon sens. Il témoigne du fait que lorsque Dieu ferme aux hommes l’accès à une expérience, une connaissance, il ne le fait pas de manière arbitraire, mais par souci d’éviter à celui à qui il s’adresse le malheur et la ruine.

Contrairement à Dieu, le diable nie la réalité dramatique des fins dernières promises par Dieu à qui désobéit. A la réplique d’Eve lui faisant part de l’avertissement de Dieu au sujet de l’interdit, le serpent dira avec un aplomb sidérant : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! : Genèse 3,3. pour le diable, le péché n’est jamais grave. Il n’entraîne aucune conséquence malheureuse C’est pour faire peur et garder les hommes sous sa coupe que Dieu les enferme dans le cadre étroit de ses commandements. C’est maintenant qu’il faut jouir de tout ce que la vie propose, pas plus tard ! Le bon temps, c’est quand on est vivant, c’est ici et maintenant ! Le message, semble-t-il, est bien passé !

Ce qui a donné la force à tous les hommes de foi de s’arracher au monde, c’est la vue des fins dernières auxquelles Dieu les destinait, s’ils lui prêtaient foi. Regardons Abraham, le père de tous les croyants : « C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage, et qu’il partit sans savoir où il allait. C’est par la foi qu’il vint s’établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur : Hébreux 11,8 à 10. » Penchons-nous sur Moïse ! Voyons quelle motivation l’animait pour oser s’opposer au Pharaon et demander la libération du peuple hébreux devenu esclave : « C’est par la foi que Moïse, devenu grand, a refusé d’être appelé fils de la fille du pharaon. Il préférait être maltraité avec le peuple de Dieu plutôt que d’avoir momentanément la jouissance du péché. Il considérait l’humiliation attachée au Messie comme une richesse plus grande que les trésors de l’Egypte, car il avait le regard fixé sur la récompense à venir : Hébreux 11,24 à 26. » Considérons enfin Jésus dans sa marche ici-bas. Jésus savait ce qui l’attendait. Il en a parlé plusieurs fois avec ses disciples. Il avait la possibilité d’échapper à la mort cruelle, infamante qui l’attendait. Il ne l’a pas fait pour une seule raison :  » En vue de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu : Hébreux 12,2. »

LE RETOUR DE JESUS

C n’est pas pour rien que, juste avant sa mort, Jésus a fait à ses disciples la promesse de son retour : « Lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi : Jean 14,3. » Les disciples ne savaient pas quelles difficultés les attendaient. La plupart d’entre eux ne mourraient pas dans un lit, mais crucifiés, décapités, ou épuisés dans une prison lointaine. Les disciples devaient avoir une motivation qui, face à tous les périls, devant tous les sacrifices, leur donnerait la force de tenir bon et de ne pas renier leur foi. Cette force qui fera d’eux des vainqueurs est la perspective du retour de Jésus et de leur réunion avec lui.

Parce que Dieu ne nous ment sur rien, il a voulu mettre dans l’Ecriture toutes les informations dont nous avons besoin au sujet des fins dernières. Il nous a prévenu d’un jour de colère, d’un lieu de souffrances et de remords éternels pour qui reste sourd et incrédule face à son appel à la réconciliation. Il nous a aussi dit que, à la fin, au jour où Jésus reviendrait, la puissance du mal serait totalement défaite. C’est pourquoi le retour de Jésus n’est pas une dotrine secondaire et annexe. Elle est l’un des éléments fondamentaux de la foi des premiers chrétiens : « Vous vous êtes convertis à Dieu, en abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et vrai,  et pour attendre des cieux son Fils, qu’il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir : 1 Thessaloniciens 1,9-10. »

Pour tous ceux qui vivent dans le présent, les fins dernières sont les denières choses à se préoccuper. Le réveil sera brutal. Pour nous qui, déjà, vivons avec Christ, retenons fermement la promesse de notre espérance ! Il revient !

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