Alors qu’il était sur l’île de Patmos (Grèce) en captivité à cause du nom de Jésus, Jean reçut la vision de l’Apocalypse.  Après avoir vu Jésus en gloire, il vit le Seigneur ouvrir les sceaux du jugement. Quatre cavaliers, montés sur quatre chevaux de différentes couleurs, déferlèrent sur la terre. Le premier montait un cheval blanc, semblable à celui que monte le Christ à la fin de la vision : Apocalypse 6,1-2 ; 19,11. Il partit en vainqueur et pour vaincre. Apparut ensuite le second cavalier qui montait un cheval rouge feu. Armé d’une grande épée, il sortit pour ôter la paix de la terre afin que les hommes s’égorgeassent les uns les autres : Apocalypse 6,3-4. Le 3ème cavalier chevauchait un cheval noir. Il a une balance à la main qui lui sert à peser les denrées alimentaires dont les hommes ont besoin et les leur faire payer le prix fort : Apocalypse 6,5-6. Le dernier cavalier chevauchait un cheval de couleur verdâtre? Il a pour nom la Mort et agit sur le quart de la terre pour tuer les hommes par l’épée, la famine, la peste et par les bêtes sauvages de la terre : Apocalypse 6,7-8.

La vision des quatre cavaliers épouse de près la suite des signes que Jésus a donnés dans son discours sur la fin. Le premier signe était celui de la séduction. Le séducteur est un trompeur, un imitateur, d’où la ressemblance de son cheval avec celui du Christ. Parlant des faux apôtres, l’apôtre Paul dira : « Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres : 2 Corinthiens 11,13 à 15. Evoquant le faux prophète qui soutient l’Antichrist dans ses oeuvres, Jean le décrit comme quelqu’un ayant l’apparence de l’agneau, symbole de Jésus, mais qui parle comme un dragon : Apocalypse 13,11. La séduction spirituelle est le premier aspect du jugement qui va frapper les habitants de la terre. Elle sera à son apogée avec l’Antichrist, mais ne sera nullement le produit de la malchance. Ecoutons ce qu’en dit Paul :  » L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice soient condamnés : 2 Thessaloniciens 2,9 à 12.« 

Le second signe dont Jésus parle évoque un état de guerre permanent.  » Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous d’être troublés, car il faut que ces choses arrivent… une nation s’élèvera contre une nation et un royaume contre un royaume: Matthieu 24,5.7″ Ce sujet fera l’objet de mon prochain billet. Le second signe donné par Jésus correspond au cavalier monté sur le cheval rouge feu. Son objectif est clairement défini : il veut que l’animosité entre les hommes, les nations, les peuples soit telle que toute retenue disparaît. Ce qui se passe aujourd’hui en Irak, où l’on égorge, hommes, femmes, enfants nous donnent un aperçu de ce que peut-être un monde sous l’emprise totale de la haine de l’autre.

Le 3ème signe donné par Jésus évoque la famine. « Il y aura en divers lieux des famines : Matthieu 24,7. » Ce signe se rapproche du 3ème cavalier monté sur le cheval noir, appelé la mort. La balance qu’il tient à la main rend son verdict. A l’heure où il sévit, les denrées de base sont si chères qu’elles atteignent un prix exhorbitant. Seuls les plus riches peuvent manger à leur faim, tandis que les plus pauvres sont décimés par la malnutrition. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

Le 4ème signe est un ensemble de fleaux. Matthieu parle de famines et de tremblements de terre. Luc y ajoute les pestes (des épidémies) : Luc 21,11. Le 4ème signe évoque la mortalité journalière élevée parmi les hommes pour toutes les causes mentionnées précédemment. Famines, et épidémies ont toujours, et accompagneront toujours la guerre, les crises. Semblables aux douleurs de l’accouchement toujours plus fortes jusqu’au moment de la naissance, elles sont le témoignage de l’agonie de notre monde, avant la naissance d’un monde nouveau où le Christ sera roi ! « Jusqu’à ce jour, dit Paul, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement : Romains 8,22. »

Il n’est pas nécessaire d’être prophète pour remarquer que les convulsions qui secouent notre monde deviennent de plus en plus fortes et rapprochées. Tout l’actualité n’est que douleur sur douleur, sans que l’apaisement ne survienne entre elles. Chaque jour qui passe, le bruit des sabots des quatre chevaux fous se fait plus fort. Es-tu prêt à les affronter ?

 

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