Il y a toujours un risque, quand on lit la Bible, d’être déséquilibré dans son interprétation. On peut par exemple surévaluer une doctrine, lui donner plus d’importance que ce que l’Ecriture lui donne. On peut faire d’un sujet périphérique un point central, ce qui déforme notre vision des choses. On peut aussi pécher dans sa compréhension des choses en omettant de considérer la vérité que l’on défend au regard de l’entier de l’Ecriture. Il y a alors danger d’être hors-sujet ou trop réducteur.

De tels écueils ont peu de chance de se produire à propos du sujet qui nous occupe. Le retour de Jésus, qui introduit Son règne en gloire, est une promesse qui traverse toute la Bible. Mieux ! On peut dire même que c’est vers cette finalité que tout tend. Quelques observations suffisent à nous en convaincre :

1. Dans l’Ancien Testament, plus de la moitié des très nombreuses prophéties relatives à la venue du Christ se rapportent à Sa gloire et à Son règne. Pour exemple, le livre d’Esaïe, qui traite du serviteur souffrant au chapitre 53, célèbre d’avance au chapitre 2, la gloire du Messie :

Prophétie d’Esaïe, fils d’Amots, sur Juda et Jérusalem.
2 Il arrivera, dans la suite des temps, Que la montagne de la maison de l’Eternel Sera fondée sur le sommet des montagnes, Qu’elle s’élèvera par-dessus les collines, Et que toutes les nations y afflueront.
3 Des peuples s’y rendront en foule, et diront : Venez, et montons à la montagne de l’Eternel, A la maison du Dieu de Jacob, Afin qu’il nous enseigne ses voies, Et que nous marchions dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, Et de Jérusalem la parole de l’Eternel.
4 Il sera le juge des nations, L’arbitre d’un grand nombre de peuples. De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, Et de leurs lances des serpes : Une nation ne tirera plus l’épée contre une autre, Et l’on n’apprendra plus la guerre.

Les Juifs et les disciples de Jésus étaient si imprégnés de cette vision qu’ils se sont mépris sur le but de la venue première de Jésus. Omettant les textes qui parlaient de lui comme la victime expiatoire des péchés de son peuple, ils ne se sont fixés dans leur attente que sur ceux qui annonçaient son règne glorieux. Ils attendaient ainsi celui qui rétablirait le royaume d’Israël et délivrerait son peuple de ses ennemis.

2. Dans le Nouveau Testament, on a calculé que 319 versets, soit 1 sur 25, avaient directement trait au retour de Jésus. Des discours entiers de Jésus sont consacrés à cette question : Matthieu 24 et 25, Luc 17 et 21, Marc 13. De plus, de multiples paraboles y font allusion : la parabole des dix vierges, des talents, des serviteurs fidèles et infidèles, etc… Nous aurons l’occasion de les parcourir toutes pour y retenir l’enseignement principal de Jésus.

On ressent fortement, en lisant les lettres des apôtres, que la promesse du retour était très présente en eux. Ne sachant pas quand il se produirait, ils s’y attendaient à chaque instant. Ils enseignaient d’ailleurs les églises dans ce sens. L’attente du retour n’était pas une doctrine annexe. Elle faisait partie des vérités constitutives de la foi basique en Christ. Exemples :

Car on raconte, à notre sujet, quel accès nous avons eu auprès de vous, et comment vous vous êtes convertis à Dieu, en abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils, qu’il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir : 1 Thessaloniciens 1,9 et 10

Cela importe d’autant plus que vous savez en quel temps nous sommes : c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru. La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière : Romains 13,11-12

Il est fort dommage qu’au cours des siècles cette vérité de la foi se sont perdues. En ce qui nous concerne, la parole de Paul citée ci-dessus est plus que jamais d’actualité !

Enfant de Dieu, fais tienne cette promesse ! Qu’elle t’habite à chaque moment ! Elle gardera ton pied de bien des pièges ! Elle te donnera la force de surmonter bien des adversités. Selon ma ferme attente et mon espérance, dit Paul, je n’aurai honte de rien ! : Philippiens 1,20. Nous non plus !

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